Bric à touffe

31.12.08

Rose pourpre - Rouge fané

Et tu es parti ...

Alors tu vois, du haut de mon mètre soixante, j'ai gouté le rosé limonade. J'ai attendu minuit sans toi. C'est différent du Père Noël cette fois. C'est un vraiment un jour par comme les autres.


La tête lui tourne et lui chante une musique interminable. You are the music in me. Le paysage autour d'elle n'existe plus. Il n'y a qu'un tourbillon d'interludes lumineuses colorées pourpre et fanées. Les feuilles ont disparu depuis bien trop longtemps. La brume glacé a tout emporté sur son passage laissant la fraicheur hivernale sur les toits fumants des maisons. Tout se perd dans le ciel désenchanté. Les anges se sont perdus dans les coeurs amoureux éperdus. Ils ne peuvent plus déployer leurs ailes dans le feu des âmes déchues.
Ici bas, les orbites des visages n'existent plus. Ils sont tombés, écrasés par leur chute sur les routes dépravées. Aveugles, ils avancent sur les chemins boueux de la vie. Parfois les sables mouvants les emportent sous le joug impuissant la destinée. La tête lui tourne et les idées se perdent.


La vie c'est une mort symbolique du passé
. N.M.


Ce soir elle enterre l'enfance achevée d'une petite fille dépravée. Mais surtout, elle efface un passé démesuré. Fini l'aventure dans les bois des arbres enchantés. Fini la petite poupée balotée de tout côté. Devrait-elle abandonné le feuillage doré de la jeunesse désapprouvée ? Elle ne pouvait lui dire au revoir, mais elle s'était jurée de le quitter. Désarçonnée.


J'ai tant besoin d'être.


Encore un verre de rosé limonade ?

30.12.08

Elle jouait aux légos

Qui l'eut cru.


Ses doigts glissaient sur le papier glacé. Assise en tailleur au milieu de son lit, elle tenait dans ses mains son doudou. Sa couette était rose à pois bleu. Sa taie d'oreiller était rose. Autour d'elle, des anges l'observaient de leur nuage dans le ciel bleu. Elle fixait les rideaux rouges de sa fenêtre. Ils étaient fermés. C'était l'heure se se coucher. Fermant les yeux, s'enroulant dans sa couette, sans le savoir elle attendait Morphée. Le cauchemar arrivait en premier avec ses déformations informes. Les têtes rétrécissaient, le corps gonflait. Sa tête tournait et elle ne pouvait pas ouvrir les yeux. Puis c'était le trou noir. Il y avait ensuite un enchainement d'évènement tout aussi étranges les uns que les autres. Parfois ils étaient prémonitoires, mais elle ne le savait pas encore. Alors, elle se réveillait, s'habillait et descendait déjeuner. Le sac avait été préparer la veille. C'était un cartable rectangulaire bleu marine avec des sangles devant. Il renfermait une chemine en carton et des cahiers de couleur, une trousse et ses crayons multicolores. Elle avait toujours le sourire. Sautillant à travers la rue qui montait, elle devançait sa maman. Les grandes dames l'accueillaient toujours avec un grand sourire. On disait qu'elle était agréable à vivre. Un ange à tout faire. Avec un crayon en main, elle s'appliquait à faire son chef d'œuvre. Peu à peu, elle devenait minutieuse. Elle ne savait pas que cet élan artistique allait la suivre. Son casier avait pour image un escargot rouge. Elle ne devait pas se tromper. Dans la cour de récréation, elle jouait au bac à sable, comme tout les enfants. Elle aimait aussi faire du vélo. Elle était très timide.
Quand sa maman venait la chercher le soir, elle s'empressait de lui raconter sa journée et lui montrait tout ce qu'elle avait fait. Arrivée à la maison, elle se posait devant la TV avec son gouter. Et tantôt en même temps, tantôt après, elle faisait consciencieusement ses devoirs. Elle ne renonçait à aucune difficulté. La maison se souviendra très longtemps de ses colères pour ne pas avoir réussi un exercice ou s'être mal appliqué, car quand la difficulté apparaissait, elle devait la combattre, ne supportant pas être vaincu. Ses devoirs terminés, elle montait dans sa chambre jouer à la Barbie ou aux légos avec son petit frère. Les histoires naissaient sous ses mots. Plus tard les Polly Pocket serviront d'autres aventures. Elle était imprégnée par l'océan et ses créatures. Les livres ont vite fait leur apparition dans sa bibliothèque. Elle aimait passer ses mercredis après midi à la bibliothèque, guétant l'heure d'ouverture. Elle en prenait par dizaine et les lisaient tous d'une traite. Boire des mots l'aidait à s'améliorer. Elle savait pas que son gout pour la littérature allait la poursuivre dans sa vie.

[...]

Mais elle était surtout gentille, trop gentille.

Enchantement

Walking ...


Deux hommes marchaient sous la neige. Edward avait enfin trouvé ses outils. Les flocons givrés se noyaient dans le ciel blanc. Un petit vent frais les faisaient tourbillonner autour des arbres de la forêt. Ils étaient heureux ces hommes. Dans leurs regards brillaient une flamme plus douce encore que l'étoile se déposant sous leurs yeux. Ils échappaient à cette morosité avec temps de facilité qu'il en était simple d'en devenir jaloux. Leur pas effleuraient la robe blanche de neige. On apercevait à peine leur trace de pas. L'amour leur donnait des ailes. Ils les déployaient sans craindre le Père Noël. Il était si aisé pour eux de rejoindre le merveilleux caché dans les nuages, les rêves ensevelis sous le torrent de neige, le Soleil perdu derrière le brouillard blanc. Sans crainte, ils volaient, volaient. Ils savaient que la poudre d'en bas était magique.

J'en connais deux, pas si loin que ça, frissonnant de joie dans le vent hivernal, illuminant de leur sourire les coeurs en peine. J'en connais deux, là-bas, main dans la main, traversant la vie à petits pas, profitant du bonheur qui s'offre à eux. Ils ont voulu la neige. Edward les a entendu.


***

Elle n'avait plus ce regard pétillant. Les pétales blanches tombaient et tombaient. Mais c'est comme si elles ne possédaient plus leur magie. Elle était sortie dans le froid. Elle observa. Autour d'elle, le tourbillon d'étoiles déchues passait. Il la prenait de toute sa force, essayant d'emmener avec lui son cœur perdu. Son coeur tenait le coup. Il était lourd. La légèreté du temps, peu importe sa force, n'était pas de mèche avec lui. Et elle espérait coûte que coûte. Espoir d'un blanc qui se fixerait jusqu'au retour parmi les siens. La nature de là-bas l'attendait. Elle le savait. Elle le sentait.

Marcher jusqu'à s'étouffer de tout ...


***

Parce que c'est le temps qui court.


29.12.08

Pensée d'un ticket de caisse

Matériel d'une étudiante


Et le train disparut dans une magie infernale ...
Le manque s'installa, le sourire effacé ...


Je ne vous avais pas dit qu'Agonisse était mort ?
Naturellement non, mais toujours il revient.
Et mine de rien, comme tout les jours.

-----------------------------------------------------------------------

J'ai écrit ces morceaux de phrases sur un ticket de caisse. En prenant Laura de court, j'ai pris ce qui se cachait au fond de son sac. Petites pensées pour un personnage de fiction: Edward Cullen. Petite question pour un personnage autre: serait-il aussi une sorte de vampire ? Petite moue sur son visage caché. J'arrive à attraper quelques clichés de Laura. C'est drôle de la voir assise dans un train, écrire sur un ticket avec comme support Fascination, arrivée à Versailles-chantiers. J'ai même cru voir un homme la regarder. Mais ils ne se parleront pas.

Kisu

I.

Nostalgie du temps retrouvé

Dangereusement mignonne


C'est en retrouvant les vieux clichés souillés que le temps a retrouvé sa place.

Petite lueur par la bougie allumée, la petite fille jouait avec le feu. Elle ne se brûlait pas: elle exultait sa science. J'étais un petit monstre, morte-vivante par les cendres du bouchon, garçon manqué par des fringues trop grandes, petite fleur par une barrette à cœurs. Tantôt petite peste, tantôt ange à tout faire, le temps m'a donné tant de rôles différents.

Et tout change: le corps, l'esprit, les sens.

Trop tôt dans les méandres du passé, la petite fille devient jeune fille: jouet du destin des hommes.

~

Les choux de Maman sont délicieux.
Les idées de Xavier sont ingénieuses.
Les travaux de Papa sont époustouflants.

Et nous avons traversé les champs dans le froid glacial. Moi dans une tenue trop légère, et Toi dans ton habit de fête, comme les personnages de ton autre univers. Le but atteint, les pieds, les mains et les joues gelés, nous avons arpentés les allées du magasin. Tu m'as offert le livre qui dévore de ses dents ensanglantées. Puis, nous avons acheté le gouter. Un coup de fil, personne n'est à la maison pour venir nous chercher.
Et nous avons traversé les routes dans le froid glacial, parlant de tout et de rien.

"Nous sommes rentrés !"
"Vous étiez où ?"
"Bah à Super U ! On a fait notre promenade et on a acheté le gouter. "

[...]

"J'ai faim ... On descend ?"

C'est une aventure comme il en arrive peu souvent chez les R. Le frère et la sœur s'en vont cueillir les fleurs du temps perdu, le plaisir gouteux d'un moment trop souvent oublié.
Autour d'un chocolat chaud, la mère et le père se racontent leur journée de travail. Le frère et la sœur se sourient, heureux de se retrouver enfin. Et on parla d'ordinateur, comme d'habitude.


Les R. sont les plus forts !

25.12.08

Morning everybody

Miam



Liberté, farniente, immobilité.


Un matin de Noël, j'ai entendu trois boum dans la maison. Sans aucun doute quelqu'un voulant se prendre pour le Père Noël. Je n'y ai vu que du feu, et je me suis rendormi.
Dans mes rêves les plus fous, je vous ai tous vu. Vous étiez là, et je vous aimais.

Morphée, si seulement tu pouvais à mon réveil m'offrir leur présence. 5 minutes, je ne demande pas plus. Juste le temps de leur dire que je les aime.

L'amour en ces temps-ci n'est qu'une poussière indéterminée, un rien qui manque à mon tout. Et pourtant, il est là. Il suffit de le savoir. La connaissance ne fait pas parti des mes capacités intellectuelles.

Je suis en retard.
A bientôt.

Merry Xmas

Il vit en toi ...


L'esprit de Noël envahit les cœurs en joie. Mais il éprouve certaines difficultés à perce les cœurs dur de tristesse. Elle le sent survoler ses peines et se poser dans les yeux pétillant des enfants.
"Il vient demain le Père Noël hein ? Ah mais il faut partir maintenant, sinon on va pas pouvoir le voir !"
Elle a été comme ça. Aujourd'hui, Noël a un goût amer. Il n'est un jour prolongeant les larmes. Il n'est qu'un nom sur un calendrier. Ce n'est même plus neige dans boule de neige. Ce n'est que chocolat sur les hanches. Foie gras dans le bidon. Alcool dans le sang. Elle aime cet esprit de Noël.

Vraiment. Merry Xmas !

~~~

Verre de limonade, mais sans rosé, Laura attend le Père Noël. Elle sait qu'il ne viendra pas et que ça ne sert à rien de veiller pour lui. Peu lui importe, elle aime rester debout pour des hommes errants sans but apparent. Le Père Noël n'est qu'un individu imaginé par les hommes pour rendre un jour de l'année pour heureux que les autres. Enfin, il est surtout utilisé par les enfants pour avoir des présents par milliers. Laura ne sent pas trop bien pour espérer le rencontrer un jour. Elle ne le verra pas. Mais pour cette nuit de Noël, elle veillera sur ses amours comme s'ils étaient la seule chose pour laquelle elle vivait.


~~~

Cher Père Noël,

Edward n'est pas venu. Je ne t'aime plus. Noël perd de sa magie. Est-ce que vous y pouvez quelque chose ? Oui. Le seul bonheur que l'on pouvait encore me m'offrir était cette poudre blanche sur mes cheveux roux. Mais il n'y a rien eu. Tant pis. Je verrai bien Noël prochain.

A bientôt,

Laura


***

PS: J'ai vu le Père Noël ce soir. Il porte le pseudonyme A.

24.12.08

Quidam

Don't worry, life is easy


Je te regarde partir, t'enfuir face à la vie. Sans savoir que faire, je laisse le temps prendre ton corps. Il y a des cris qui s'échappent, des soupirs qui s'effacent et des pleurs sécheresse. Sans rien faire, et je te laisse. L'existence aura eu raison de toi. Tu auras vaincu la vie ou plutôt tu l'auras pourri. Jusqu'au bout tu l'auras emmerdé aussi profond que tu pouvais. Et le temps prend ton corps. Ton âme est déjà ailleurs, quelque part là-haut, avec Filia surement. Ne te méprends pas, je dis ce que je pense et je ne pense pas avoir compris. Tue moi s'il le faut. Tant que dans tes bras, je trouve le repos.



A des centaines de kilomètres je peux sentir ton souffle. Le son de ta voix résonne dans mes tympas. Ton regard éblouit mes nuits. Tu es si proche de moi, tu l'as si souvent été. Mais tu es tellement loin, tellement loin. Un verre ou deux dans le sang, nous voilà parti pour la nuit à se prendre pour des pourris, à crier que la vie est finie. Et puis non, en fin de compte, on a réussi à sourire une fois de plus, une fois de moins, mais pas une fois de trop.
Tenue de soirée, bonnes fêtes de fin d'année. Ciel étoilé, toujours observé.


Come on dance around
shine upon the ground
from me to you
don't you know i'm strong
I could win the world
for you for you
don't you ever cry
I would stop breathin'
for you for you

don't worry life is easy
don't worry life is easy

did you ever fly
let me teach you how
I'll do I'll do
drive upon the mountains
dive into the moon
I'll do I’ll do

don't worry life is easy
don't worry life is easy

be my unicorn
I'll chase all the dragons
for you for you
I'll build you a castle silver gold
it's your favorite color i'have been told
don't worry life is easy
don't worry life is easy


Entrez dans la danse petites bestioles immondes.
Ne savez-vous pas que la merveille prend son pied dans le cruel ?

23.12.08

Hystéria

Be happy


Si la Plume a pris sa pause, le Pixel de la Touche ne finit jamais son chemin. Il trace, il trace la barre verticale. Parfois il cligote à l'horizontale. Mais toujours il apparait et disparait dans son centième de seconde, ou autre unité de mesure temporelle. Les touches s'enfoncent. Les typographies s'agencent. Et c'est ainsi que sous les doigts de son maître, la lettre poursuit l'autre forme et court, court. Elle chasse le naturel de la forme écrite pour revenir à son état initial de pensée. Langage choisit par l'homme. L'usage prend ses jambes à son cou. La langue, elle, se sert que de code. Sous le message et sa fonction poétique, le destinateur transmet l'expression. Le contexte ne peut définir ce qui est référent puisqu'autour de lui rien n'est. Entre vous et moi, le contact est bel et bien courant. Nous sommes en phatique mes amis. Et toi destinateur, tu ne peux que subir le poids du Pixel de la Touche: conatif.


~

Mettre en pause ses sentiments pour mieux profiter de soi. Il suffisait de cliquer sur off. La petite poupée n'avait pas encore compris ça. Aujourd'hui, elle se laisse manipuler par les fils temps. Se lever, s'habiller, manger, marcher, taper, regarder, se coucher. Rien de bien grand dans ce monde où tout le monde fait la même chose. Vernis à ongle rouge sur le bout de ses doigts, elle se prend pour femme. Cheveux en bataille, elle reste une enfant. La petite poupée est balotté dans sa chambre, dans sa campagne ou dans son salon. Elle prend et fixe tout sur le mur jauni par le temps. Pocahontas navigue au détour de la rivière avec Meiko. Ils sont heureux. Ils connaissent la fin de l'histoire. La petite poupée avance sans regarder où elle va. La rivière passe à coté. Elle s'assoit et jette la pierre. Hiver meurtier.

~


Et ce soir tu as fait joujou avec ton nouveau portable comme un enfant.
Xavier a appréhendé ma nouvelle technologie.
Maman a gagné son premier portable.

C'est bon parfois la famille.

21.12.08

Libre esthétique des choses

Shinning in my heart



C'est l'histoire d'un carré qui rencontra un rond.

- Bonjour ma rondelette !
- Pardon ? Sous quel angle vous permettez vous ?
- Droit, il est droit cet angle par la règle de Pythagore ...
- Oui c'est ça ! Et Pi régit ma surface dans laquelle mon rayon est droit ?
- Votre circonférence ..
- Votre diagonale n'est pas en mesure de me dire quoique ce soit. Vous voyez, enfin non, vous ne pouvez pas voir puisqu'il faut mesurer, enfin démontrer. Bref, votre diagonale n'est pas égale à votre coté de toute manière ...
- Vous insinuez que je suis un losange ?!
- Je suis parfaitement centrée pour le justifier.
- Je n'ai rien à voir avec ce quadrilatère informe ! Ce n'est pas parce que votre circonférence n'est pas à votre goût qu'il faut être aussi ... carré !
- Carré ?! Désolée de vous dire que je ne suis pas comme vous ! J'assume mes formes, bien que les lois de Pi me sortent des vecteurs !
- Alors fermez votre Pi et lâchez moi les angles avec vos règles !
- Sale losange ...
- Sale ovale !
- Samovar ?
- Alors vous aimez La Belle et la Bête ?
- Ah euh ... oui.

Le reste nous importe peu. Ils se marièrent et nous firent bien des problématiques.


~.~ Jeudi 18 décembre - MTU ~.~

Ce matin, Agonisse, elle aurait voulu éviter ton regard: t'abandonner à ton triste (?) sort.


"unités grammaticales qui ne peuvent être interprétées sans référence à la situation d'énonciation (à ses différents paramètres)"
embrayeurs


Oui ce matin là, elle aurait voulu tout laisser tomber.
Revenir à un stade normal. Retrouver le calme. Ne pas avoir croisé ton regard. Ne pas avoir espéré Namourien, ton fils.


"pointage, acte de monstration
ex: ce, cette, ces, celui-ci, cela"
terme inconnu



~.~


Tiens, j'ai envie de monter dans le bateau pirate de Peter Pan. Tu sais, celui qui vole avec la poussière d'étoile de la fée Clochette. Voler haut, tout la haut et voir les lumières briller tout en bas. Démarquer les rues, compter les sapins géants, m'émerveiller.
Parfois dans le train, j'observe. Et je me souviens: New-York, le décollage. Et je me remémore: Peter Pan, enfant, vue sur Londres.

C'était beau.

16.12.08

Transition

Viens mon Zeus !


C
e matin, j'ai gagné la manche. Agonisse, tu t'es perdu ?
Et Super Chenille est arrivée !

~

A la fac, on partage même les médicaments. Même si on est pas malade. On aime écouter du Amélie Poulain quand on commute des unités pour trouver des morphèmes. On adore lire le Closer avec un fond d'HTML et liens hypertextes.
On pète des câbles et on sort beaucoup de conneries.
Qu'est-ce qu'on ferait si on était pas en mode déprime ma Lulu ?

Paris Ouest La Défense Nanterre vous remercie de votre visite.



Beautiful Batiment B

15.12.08

2. Thruston avenue


2. Thruston avenue


Au coeur de la ville de Gorsemoor se trouvait la Thruston avenue. Elle traversait la ville dans sa longueur: un coté était bordé par le parc Cropfield, de l'autre se succédait Creevey area distict, L'Estrade et Seebridge district. Au bout de cette avenue trônait le manoir des Gorsemoor. La Duchesse sortait souvent divaguer sur les berges de cette avenue. Une multitude de boutiques, des cafés, un théâtre, des cabarets défilaient devant ses yeux d'enfant. La nuit, tout devenait magique: les enseignes des cafés, les affiches du cabaret et du théatre, les vitrines luxueuses des boutiques s'animaient alors sous les fils étoilés.
Toute cette animation découlait d'une machinerie interne. Personne ne savait ce qui se cachait derrière cette vie nocturne. La magie possédait ses mystères pour les humains, mais le monde magique dissimulait un secret bien plus incroyable. Hermione, dans son ouvrage, vous en dira bien plus que moi.
Robe pourpre de velours, mains gantés de lin, la Duchesse parcourt l'avenue enchantée. La brume se dépose sur les toits des habitations. Les fumées se mêlent au froid manifesté. D'un geste de la main, Dalia suspend l'hiver morose: la magie de Noël, par mille flocons, mille épines, mille fleurs de houx, enveloppe le paysage. A chaque nuit tombée, il brillera une étrange atmosphère: celle de la nature enchantée autrefois de la forêt de Yeald.
La Duchesse, satisfaite de cet esprit, reprit son chemin, laissant la vie se dérouler sous l'imagination désabusée de ses habitants bien-aimés.

Astonished


T'appelles ça un cours ? xD


Alors c'est toi qui me regardes comme ça ?
Agonisse. Tout les matins, tu te manifestes là-bas.
Aujourd'hui, tu étais plus brillant qu'à l'accoutumée.
By the way, fucking Agonisse. Tu m'arraches les yeux.
Et la chenille arrive. Papillon déchu.
Éclaboussure tachant le quai de sang.
Voyage pour la morgue entamé.
Bien joué Agonisse. Ce midi, tu as gagné.

~~~~

Si Dalia envahissait l'esprit de Mademoiselle R., celle-ci n'en était pas moins affectée. Elle avait laissé le pourpre et le velours ailleurs. Elle avait déposé la craie et la baguette. En somme, elle avait rendu les armes, ou devrais-je dire les âmes. C'était, il y a un an. Mais deux ans auparavant, une force plus obscure que l'encre s'empara de son esprit. Magie indécente, qui, de son pouvoir destructeur, la tiendrait prisonnière pendant des années. Quoiqu'elle fasse, quoiqu'elle dise, quoiqu'elle décida, à jamais, Magie attaquera d'étincelles.

Mademoiselle R. est schizo. Ainsi soit-il.

~~~~

Te voir sourire me va à ravir cher ami. Tu te souviens ? Tout ce qu'on a traversé ?
Jamais Destinée n'avait envisagée ceci de mon coté.
Un amour est né, lien indestructible.
Parce que la téléportation n'existe pas et que l'alcool reste notre ami.
Roberta t'Aime mon Robert.


10.12.08

Rouge sang - ongles cassés

Une rose se trouvait là ...



Agonisse pointait toujours le bout de son nez les jours d'hiver glacé. Givré, bombé, tombé, son chapeau était haut de forme. Sa peau était blafarde. Ses yeux rouge sang. Enveloppé dans une longue cape grise, il se fondait dans la masse morose, méconnaissable des yeux humains. Elle-seule le voyait. La peur ne la prenait plus ces jours-ci. Le regard givré d'Agonisse, elle le soulevait de ses yeux. Douce délice. Sous le poids de cet interface, Agonisse ne fléchissait pas. Elle faisait face. Des étincelles rougeâtres illuminaient le parvis sombre. Un feu d'artifice s'offrait aux yeux humains. Ce qu'ils ne voyaient pas, c'était le feu de la bataille amoureuse. Namourien s'éloigna.


~


Sur le tableau noir de l'écolier, Mademoiselle R retraçait sa vie d'un trait. Long, épais, blanc comme neige, il filait de long en large, voire en travers. Des noms se devinaient difficilement:
L__r_ou____e,__srt__.o__m____, mor't___ signé Gr____..ame.
Mademoiselle R fit volte face. Tourbillon de poussière, blanc âcre virolant, étouffé par le noir. Un son criant, stridant, aigü s'échappa dans la nuit. La tableau criait de douleur. Mademoiselle R sortit. Sous la dominante clarté de la Lune, Roberta ancrait de ses lettres le tableau. Des éclats d'ongles pigmantaient de leur sang la brillante trace.

9.12.08

Snow kiss

Snow, snow, snow *__*


Cher Papa Noël,


Merci d'avoir fait passer le message à Eward. Il lui aura fallu deux jours pour trouver l'inspiration. N'est-ce pas merveilleux ? Vous m'avez donné un sourire plus que magique. Sourire attendu. Sourire est venu.

En regardant le brouillon de ma commande, j'ai remarqué une bien étrange disparition. Tu trouveras ci-joint la preuve de ce fait. Oh, et puis d'ailleurs certains groupe se sont rajoutés. A croire que mon esprit joue bien des tours. Cette période est tellement propice à l'imagination et le vouloir, le bonheur et l'espoir ...

Ansi soit-il. Encore merci pour ces flocons d'étoiles. Puissent-ils flotter encore le soir de Noël.

Laura



Brouillon de commande:

- Une jolie petite robe rouge et grise;
- Un joli petit portable facile à manier;
- Un bon paquet de tickets de métro;
- Collection de Tim Burton;
- Des chocolats;
- Des gants et une écharpe assortie;
- Des mots d'amour et d'amitié;
- De la neige;

* * *

Tombe, tombe sur mes cheveux blonds,

R
elève, relève la tête et regarde là-haut
.


D
ouce fraicheur flottant dans les airs, laisse ta robe se déposer à terre. Edward de ses mains te propulse. Et alors, tu parcoures le ciel sous les yeux des Enfants.

Elle danse, elle danse la demoiselle ...

S
ourire aux lèvres, yeux étincelant, elle aime ..
.



* * *

Les Contes de Beedle le Barde constituent un recueil d'histoires écrites à l'intention des jeunes sorciers et des jeunes sorcières.


J.K. Rowling, Les Contes de Beedle le Barde

7.12.08

Oups, I'm late





Hahaha, gueule de conne. Je ne t'aime pas ma chérie. Tout simplement, je te déteste. Tu n'en as pas assez de tout ça ? Oh si écoute moi. Écoute moi ! Un simple fait, un seul. Il ne faut pas. Tu dois être faite pour ça alors, non ? Oui j'affirme te détester et j'approuve tes pensées. Hahaha.



~


Cher Papa Noël,


Si je n'ai pas été toujours très sage cette année, j'ai fait néanmoins quelque progrès. Je travaille. Si si, demande à Filia, elle saura te le dire. J'espère que tu vas bien et que tu n'as pas trop de travail tout là-haut. Ce n'est pas trop tard pour une commande express n'est-ce pas ? Même les jeunes adultes font leur liste de cadeaux. Il y en a tout au moins une qui le fait. Son nom ne sera pas cité, mais tu le sauras bientôt. As-tu encore le courage de traiter ceci ? Merci mon bon Papa.

- Une jolie petite robe rouge et grise;
- Un joli petit portable facile à manier;
- Un bon paquet de tickets de métro;
- Les contes de Beeble le barbe;
- Des chocolats;
- Des gants et une écharpe assortie;
- Des mots d'amour et d'amitié;
- De la neige;

Les listes se ressemblent plus ou moins avec les années qui passent. Toujours est-il que je n'ai toujours pas eu la neige. Il serait temps qu'Eward retrouve de l'inspiration. Elle se fait attendre !
Je compte sur toi mon bon Papa Noël. Et si tu as quelques autres surprises à me réserver, j'en serais toute heureuse de les découvrir le jour J.

Je t'embrasse bien fort,

Laura

Frivole

Italique
Away ...



E
t j'ai regardé
Filia en attendant Zara. Je lui ai demandé plein de choses toutes aussi insignifiantes que la mer soit bleu ou les pois soient vert. Elle ne m'a répondu que quelques heures plus tard.
Un ciel plus étoilé que jamais m'avait attendu quelque part entre les arbres, les éoliennes et les sapins illuminés. C'était beau et j'aimais. La gorge nouée, je passai cette porte.
"Bonjour Maman"

~

La peur au ventre, elle avançait. L'esprit de Noël envahissait les rues. Les lumières menaient cette bataille contre le ciel. Les vitrines montraient leur plus beau spécimens. Les Pères Noël sortaient des cheminées et des fenêtres. Elle-même avait revêtu un bonnet rouge et blanc. Mais le cœur serré, les entrailles tenaces, ses yeux la guidaient vers un ailleurs formellement interdit. C'était sombre là-bas. Deux petits points lumineux attiraient son esprit virolant. Leur origine était inconnu. A priori, c'était les phares d'un train approchant. Mais ici, c'était tout autre chose. Une lumière plus prenante que les sapins lumineux, que les étoiles environnantes, c'était Agonisse. A little jerk with too many arms, too many hands, and too many guns. Il heurtait les coeurs aimants de ses yeux de nougat. La nougatine sentait à plein nez. La chaleur de son corps enveloppait les jeunes gens. Agonisse ne prenait qu'à sens unique, qu'au doute permis, qu'à la douleur promise. Il tuait. Il tuait, le goujat. Elle l'avait rencontré ce soir là. Il ne restait plus qu'à espérer la venue d'un Namourien.

Et les larmes coulèrent, poussières éphémères ...

1.12.08

Des piles pour mon Tétris

Retour avec eux bientôt ... oups.




A qui s'en tient à l'observable, peu importe la cause de la différenciation.

J-C Milner, Introduction à une science du langage



"Entamons le coeur en joie ce dernier mois de l'année. Préparez vos calendriers de l'avant. Mais attention à votre ligne ! Avez-vous pensé à envoyer votre lettre au Père Noël ? Mais hâtez-vous donc !"


Les fêtes approchent, les lumières se déchainent dans la nuit tombée. Elles déclarent la guerre aux étoiles. Répondront-elles par un bombardement glacé de magie, si merveilleux aux yeux des hommes ? Ou les laisseront-ils dans leur morose fête artificielle ?
Affaire à suivre ...



- Tiré des mots -

"Le rêve ailé et magnifique"

Maupassant
- qui semble avoir des ailes, par son caractère aérien ou immatériel

Le petit Robert 2008





Idiote.

30.11.08

Hey ! Mais ! Chut !

Self control xD


L
a neige n'était plus sur le bas de sa porte ce matin. La nuit dernière, la petite fille, encore en pyjama, avait enfilé les chaussures à talons de sa mère. Elle voulait jouer à la grande fille. Mais ce n'était qu'une enfant encore. De son mètre vingt, elle se couvrit du long manteau de son père, prit l'écharpe fourrée de sa grande sœur, et elle sortit. Ses petits yeux pétillant s'émerveillèrent devant la tombée de millier de particules blanches. Les étoiles donnaient leur plus belle représentation: une chute horizontale, froide et structuré, parfois balayée par le vent glacé. Elles se déposaient aux pieds des petits enfants qui étaient de sortie cette nuit là. Des petites natures curieuses de vivre une nuit comme leurs grands frères ou grandes sœurs, dehors, sous la Lune désargentée. La fillette monta les marches la menant à la petite cours intérieur de son habitat. Tout était blanc. Tout était givré. Ses minuscules doigts caressèrent la poudre blanche. Un petit bonhomme prit forme. Il était de blanc vêtu et avait congelé les mains de la petite fille. Il n'avait que deux grands bras, des bras assez grand pour accueillir tout les malheurs du monde. C'était un bonhomme généreux. On l'appela Henri. Sous la neige, ce soir là, la petite fille confectionna ce petit être cher à l'image du bonheur enfantin. Puis elle rentra dans son appartement se réchauffer les membres dans les bras du petit garçon, qui l'attendait, regardant de plus haut ces étoiles parsemées.

~


Parfois, je me demande si la vie ne devrait pas se poser de question. Hier soir je disais "La réflexion n'est Mère de Rien, mais Mort de Tout". Allez savoir pourquoi j'ai sorti ça soudainement, je n'en sais trop rien non plus. Il me semble juste que dès lors où l'on met des noms aux choses, des signifiants, sur des signifiés pour avoir un signe, on tue la chose, on tue le signifiant. Tant que rien n'est dit, tant que rien n'est réfléchi, on peut vivre, simplement vivre. Pourquoi être amené à réflechir sur de l'abstraction alors que la réalité se vit tellement bien sans cette réflexion ? Pourquoi devrais-je me demander la raison de ce qui m'arrive ? Pourquoi mettre un nom, une officialisation, alors que l'on vit si bien officieusement ? Réfléchir n'amène rien de bon, elle tue le temps qui passe et ce qu'on pourrait en faire.
Et pourtant, parfois on aimerait mettre des mots sur les choses. On aimerait les crier au monde entier. Libérer ce goujat qui sommeille en nos cœurs, si quelque goujat il reste.

Voir les choses telles qu'elles sont et déclencher le processus de destruction. Non merci.



Jeux, thèmes, quels sont ces mots pour qualifier cette vie.
La vie est un jeu, certes, mais pourquoi un thème ?

28.11.08

Cinq taxis, queue de merde.

So long, "infini" ?


J
e dis: "Il est midi. Épistémologie de merde. Bâtiment de merde. Je n'ai pas pu voir le ciel. Mais. J'ai levé les yeux. Pourquoi midi. On était deux, trois tout au plus. Je ne sais pas. Unis quoique nous fassions. Les fils ont tissé nos cœurs. Il est midi. Il s'est envolé."

Miss R. t'emmerde Miss C. Rien à foutre de ce que tu racontes.
En MTU, Miss R. bouillonne. Une variation formelle des universaux.
Les tympans battent la chamade. Encore un coup. Pan.

Point barre. Point final.
Un point c'est tout.



What's the F******* problem whit you ?



~


Le retour de la plume ___.

Glissement liquide glacé sur feuilles givrées, elle se libère du joug de la mine. Sous l'œil avisé de l'auteure, la calligraphie cogite sur les mots. Rayures, bavures, souillure, magie écrite.
Tu fais tâche et ça fâche.

26.11.08

Le ciel est bleu, ou autre

I miss You, NY.


Alors regarde là-haut. La nuit ou le jour comme il te plaira. Sache que ce que tu vois, nous le voyons nous aussi. Où que nous soyons, nous restons ces quelques couillons regardant ainsi les oisillons. Jamais tu ne détruis la vie de la où tu es. A contrario, tout beau, tout chaud, là-haut, ou plutôt en bas, tu envoies du bout de tes doigts un fil, tout fin, tout fin. Puisque tu ne le vois pas, tu ne peux pas savoir. Il est tout ce fil tout fin, tout fin. Puis à la fin, tu ne peux y mettre fin: nuit comme jour, il brille. Alors regarde là-haut et promets moi, promets nous, de ne jamais regarder en bas.

~

Elle fait des bulles de savons. Volez, volez petites sphères trois cent soixante degrés. Leurs trajectoires sont divergentes. Certaines poussées par le vent prennent leur clic et leur claques, d'autres se laissent tomber, toutes finissent par éclater. Elle aime regarder les bulles de savons se poser sur son bain de mousse.
L'Amour ne sait pas s'exprimer ailleurs que dans les chansons. Il a le cœur léger à se déposer sur les mots et les notes, mais pas sur les âmes humaines sortant de peine. Il n'est pas de ceux faisant seulement le bonheur. Il mousse. ça mousse. Ou il éclate. Plop.

~

Dalia s'était emparée du corps de Hestia, Larousse, Laura. Il lui fallut trente minutes pour dégager le plan de sa ville. Choisir le nom des quartiers ou arrondissements n'était pas chose facile. Laura tentait de l'aider avec un ouvrage de vocabulaire anglais. Hestia rassemblait ses connaissances sur l'art des mots. Larousse aidait sur les origines magiques. De leur personne, chacune d'entre elles ancrait leurs histoires dans la puce organique de Mademoiselle R. Ne pouvant rien y faire, celle-ci les laissait se balader. Et Dalia racontait son histoire.

Tickets de métro

Rien à voir, parce que c'est beau.


23/11/2008 - Rendez-vous avec Ernest - Seule

Vent glacial - Larmes glacées - Pluit battante
Femme à abattre

24/11/2008 - Nanterre Université - avec les copines

On recommence - On verra - On souffle
Motivation remontée à bloc - To work, worked, worked

25/11/2008 - Saint Paul/Le Marais - avec petit grand frère

Il fait froid dans ce monde Parisien. Damned, de quoi suis-je entourée ? Ah Il arrive. Parler pour rattraper le temps révolu. Soulagée. Rien n'est perdu. Je retrouve tout, comme toujours. Chef d'œuvre, maison vendue, Mc Do léger, étoiles enneigées. Serait-ce le bout du tunnel ?
Attendons demain.

21.11.08

Haine à l'amour

Injouable ces temps-ci ..


N
iaiseries incalculables trouvées ici et là. Tant de rouge, tant de sang, tant d'arrondis, tant de sens. Yeux pétillants, cœur battant, ils s'envolent si haut, si loin, oubliant qu'ici bas, gisent des cœurs brisés, des yeux mornes.

Niaiseries en gaillardies. Une feuille sur les rails. Le train braille dans mes oreilles. Orgueil.

~
Italique
I will runaway. Get off my mind little Girl ! Come, come with me little Prince. Show me what is happiness.
" Enjoy your trip, little Princess !"
" I am glad so."
And she becomes ... a sweet candy.

~

Et marcher dans les feuilles un jour d'automne.
Grands enfants que nous sommes,
Jamais n'avions nous pensé,
A cueillir chaque couleur parsemée ?

Et regarder le jour s'endormir.
Grands rêveurs à venir,
Avons-nous une fois, une seule fois,
Ensevelis nos coeurs d'une seule joie ?

Sans règle, ni foi, ni loi.
Il m'a fallu écrire bien droit
Ce que la pensait prenait de moi.
Petite fée de mon enfance, tu y crois toi ?

Wednesday des Dalles

A l'intention de N.: Rien en fait.


Qui sont ses salaces qui sapent mes salades ..


Sans ressource et remord, cherchez donc un peu de réconfort. Il suffit parfois de grimper et monter les marches d'un palais. Elles vous mèneront à la mort, ou alors au paradis irradié. Nullement fait pour vous, le paradis se referme sous vos pieds. Franchissons la porte de secours. Montmartre s'offre à vous.

***

J'ai voulu courir rappeler Dalia, mais je n'ai vu qu'une Duchesse au destin plus malheureux. Comme sortie d'un rêve, elle s'en est allé. Chocolat, chocolat thé, éclair, éclair âge. Age de liberté, rage de liberté, j'ai couru. Métro boulot dodo. Métro marche ressource. Il me fallait revenir là où tout prenait naissance. Là où l'amour règne. Là où la beauté apaise. Elles m'avaient manqué ses marches. Elle m'avait manqué cette vue. Et toi, Monument blanc sur la butte endormie, ne t'approchant que de loin, ta patience au temps me manquait. Tout ces moments de bonheur passés ici ont perdu leur charme, mais restent des souvenirs happés. Assise sur un banc avec toi, j'aurais voulu pleurer dans tes bras. Tu sais, ici, là, notre première photo à deux où le sourire n'était pas forcé. Tu sais, ici, là où j'étais bien. Tu sais, ici, là ...

***
Et j'ai vu le temps filer et je veux encore le voir filer. Tout ses fils se perdent, se croisent, se nouent autour de son jardin. Les histoires sont ici. Et nul historien ne pourra en découdre.

Qui sont ses salaces qui salopent mes sarcasmes ...

18.11.08

Bench

Such a beautiful day



A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
Et regarder les gens tant qu'y en a
Te parler du bon temps qu'est mort ou qui r'viendra
En serrant dans ma main tes p'tits doigts
Pis donner à bouffer à des pigeons idiots
Leur filer des coups d' pieds pour de faux
Et entendre ton rire qui lézarde les murs
Qui sait surtout guérir mes blessures
Te raconter un peu comment j'étais, mino
Les bombecs fabuleux
Qu'on piquait chez l'marchand
car-en-sac et Mintho
caramels à un franc

Les mistrals gagnants

A marcher sous la pluie cinq minutes avec toi
Et regarder la vie tant qu'y en a
Te raconter la Terre en te bouffant des yeux
Et parler de ta mère un p'tit peu
Et sauter dans les flaques pour la faire râler
Bousiller nos godasses et s' marrer
Et entendre ton rire comme on entend la mer
S'arrêter, repartir en arrière
Te raconter surtout les carambars d'antan
et les coco-boërs
Et les vrais roudoudous qui nous coupaient les lèvres
Et nous niquaient les dents

Les mistrals gagnants

A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
Et regarder l' soleil qui s'en va
Te parler du bon temps qu'est mort et je m'en fou
Te dire que les méchants c'est pas nous
Que si moi je suis barge, ce n'est que de tes yeux
Car ils ont l'avantage d'être deux
Et entendre ton rire s'envoler aussi haut
Que s'envolent les cris des oiseaux
Te raconter enfin qu'il faut aimer la vie
Et l'aimer même si
Le temps est assassin et emporte avec lui
les rires des enfants

Et les Mistral gagnants
Et les Mistral gagnants


Renaud, Mistral gagnant


Pourquoi est-ce que quand tu me chantes cette chanson, j'en ai les larmes aux yeux ?
Pourquoi est-ce que dans cette chanson je nous vois Nous ?

D
epuis tout ce temps qu'on se connait, tu as toujours été là. Même si la vie nous a séparé un petit moment, tu as toujours été là. Aujourd'hui encore on est là. Mais que va t-on faire de nous ! Mais que va faire la vie de nous ! Survivant parmi les survivants, on reste ce duo inséparable. Et oui, combien de fois on m'a dit de me détacher de tout ça, de toi, de ces histoires. Qu'est ce qu'on peut bien faire contre ce lien ? Depuis le premier jour, cette première longue conversation il est là ce lien, ce fil, cet invisible. Il a disparu un jour, mais un peu de sang l'a trahis. Il est toujours là.

A l'abandon de ces histoires, il n'est pas abandon de ce nous.
A tout jamais, oui c'est idiot comme formule, mais à tout jamais, et le temps le prouve, il y aura Robert et Roberta, la famille des "xD", les "mais merde", les karaokés à la cam ou par enregistrements vocaux.
A tout jamais, et on y arrive, il y aura cet espoir d'un jour on sera tout les deux assis sur un banc à shouter les pigeons parisiens.



Parce voilà quoi, ptit gas, je te lâcherai pô.

17.11.08

Time to grow

See what I see ..


Défectivité
: On dit qu'il y a défectivité quand un membre d'une classe A (racine verbale, par exemple) ne pouvant, en règle générale, figurer dans un énoncé sans qu'un membre de la classe B (désinences verbales, par exemple) ne soit immédiatement coocurrent, cette coocurrence ne peut se faire pour certains membres de la classe A (verbes défectifs, par exemple)
Dubois, Dictionnaire de linguistique, Larousse 2002



~



Filia était dans son vaisseau spacial. La tête dans les étoiles, jamais elle ne voudrait être terre à terre. Voler à travers ses astres était bien plus beau que de marcher sur le bitume naturel ou les bois humanisés. Les yeux violets, les cheveux rouges, des longs cheveux tressés, elle ne respirait pas. Seul le souffle des coeurs perdus la ranimait. Elle les sentait venir d'en bas. Ils étaient nombreux. De sa petite tour d'observation elle les observait monter. Certains fillaient à vitesse éclaire, d'autres prenaient leur temps. Parfois elles tombaient à nouveau, d'un coup sans prévenir. On ne pouvait pas voir les fils liant les coeurs. Ils étaient coupés, inexistant. Infimes lueurs bleutées, ils paraissaient des aurores aux yeux des humains. Quand elles se transformaient la nuit, c'est parce que Filia respirait. Les rejets de ces coeurs s'assemblaient en nuage de poussière. Jaune, bleu, vert. Les humains en voyaient de toutes les couleurs. Ils ne savaient vraiment pas que c'était leurs coeurs perdus, leurs coeurs envolés, leurs coeurs volés. Alors idiots soient-ils, ils passent leur temps à regarder le ciel en espérant croiser une étoile poursuivi de ces poussières. Et Filia les observaient de ces yeux violet, respirant à peine leurs odes à la peine.



~


Je serai cette fille heureuse, peu importe ce que cela me coûte.
Des murs ? Des claques ? Des peines ?

Rien à faire. Un jour je serai heureuse.




Prends moi dans tes bras,
Ne me laisse pas ...
Can I have this chance,

To be one day yours ?

16.11.08

File fils fils

ça c'est un peu plus loin de chez moi ... en gros.


S'enfuir de l'autre coté sans regarder l'autre coté, n'est-ce pas merveilleux ?
Fuir la vie oppressante, les gens douteux, les voix brouillées n'est t-Il pas heureux ?

~

Le cheminement de la parole de A à B passe par des procédés psychiques et physiques. Le message, soit l'ensemble des signes n'est qu'une combinaison de signifiants et signifiés. Je dit à Tu un Il implicite. Je donne à Tu un Il d'espoir, un Il d'amour, un Il insignifiant de signes, signifiants et signifiés. Le Il n'est pas physique et Tu le perçoit psychologiquement par le psychique de Je.

A pense à B qui pense à A.
A <-> B
Télépathie.


~

Les jours sombres accablent l'existence humaine. Assise devant sa fenêtre, elle regarde le paysage morne et morose de la campagne de son enfance. Les trois arbres se battent en duel pour savoir à qui profitera la vue. Du jaune, du vert, du marron, les couleurs de l'automne colorent le ciel déjà gris. De sa fenêtre, elle contemple le temps qui passe, le vent qui tourne, les feuilles qui volent. Avant il y avait les panthères. Avant il y avait les canards. Avant il y avait la balade du dimanche après-midi. Maintenant il y a le vide. Dans quelques heures, elle regagnera sa ville profonde, laissant encore sa campagne moderne. La tête dans les nuages, elle se brule les yeux à la lueur du soleil. Un avion passe. Bon voyage.

15.11.08

1. Désaprouvée

Chapitre 1
-
Désapprouvée


Une photo de mariage trônait au dessus de la cheminée. Des visages souriant, des clins d'œil, une longue robe blanche flottant dans les airs, des pétales de roses volaient de toute part. C'était le mariage de l'année. Et pourtant. Mariage attendu par tous: le dur, les Pursegrey, les Gorsemoor, tous, exceptée la future duchesse. Pour cause, elle avait tant attendu. Elle avait passé toute son enfance à rêver, comme toute petite fille, de son Prince Charmant. Il était venu une fois, était resté une année, puis était parti vers d'autres horizons. Le coeur brisé par cette séparation, elle avait pourtant attendu dans la tour aux étoiles qui était la sienne. Amoureuse éperdue, fillette candide, elle s'envolait dans les étoiles à la recherche de réconfort. Quand une nuit, un jeune homme vint dans cette tour. C'était lui. C'était le duc. D'un regard, ma future duchesse sut qu'il n'était plus le garçon qu'elle avait aimé. Transformé en tout et pour tout, le duc était méconnaissable. Seul le regard amoureux ne changeait pas.

- Je suis venu vous chercher. Le compte a approuvé notre union belle demoiselle.
- Oh comme ...
- Vous m'avez manqué aussi. Je suis de retour aujourd'hui et je ne vous quitterai plus jamais.
- Si telle est la volonté de mon père ... et la votre.
- Elle l'est. Acceptez cette rose en signe de mon engagement.

Elle avait pris cette rose de ces petites mains blanche. Refuser aurait été un déshonneur pour elle et pour sa famille. Elle le savait. Et ce duc frappait toujours de ce regard amoureux.

- J'accepte. Je ne dirai pas "je le veux" comme toute réponse devrait se faire. Votre sincérité me touche. Votre regard me comble ...
- Ne dites pas si fort ce qui se cache au fond de vous. Il serait malheureux de laisser éclore vos sentiments avant cette union ...
- Désapprouvée.
- Plait-il ?
- Rien mon cher duc, une simple pensée.

Oui elle avait trop attendu. Il était désormais trop tard pour faire marche arrière. La cérémonie allait se dérouler comme la tradition le demandait.
Comtesse de Pursegrey et Duc de Gorsemoor s'était unis. La photo était belle au dessus de la cheminée.

13.11.08

It's rain .. bow

Walking, just walking ...



La Lune était envieuse de la beauté de Juliette.
Amour mythique de tout les temps.
Y-a-t-il quelque chose à envier à "two piteous stars" ?
Temps de plaisir et décadent.
La Lune, ce soir là, éclairait .. des loques humaines.


***


Sur les feuilles de papier de riz, elle dessinait. Les traits se mélangeait, mais elle les effaçait. Jusqu'alors ces gribouillis enfantins se libéraient sous la mine graphite. Aujourd'hui, elle avait pris l'encre. Tout prenait forme d'une calligraphie enchantée.


L'encre marque.
L'encre tache.


On pouvait lire:l] - [ɛn].


"Les outils changent toute la structure des mots. Qu'ils soient grammaticaux ou au sens propre, ils forment les énoncés ou les lettres. Il en découle alors les fonctions du langage: poétique, émotive, phatique et tant d'autres. C'est au récepteur de savoir comment décrypter le message."

Elle ne vous apprend rien, et pourtant le langage a un tel pouvoir
.



***



"In one of the stars I shall be living. In one of them I shall be laughing. And so it will be as if all the stars were laughing, when you look at the sky at night... You — only you — will have stars that can laugh!"

And he laughed again.

"And when your sorrow is comforted (time soothes all sorrows) you will be content that you have known me. You will always be my friend. You will want to laugh with me. And you will sometimes open your window, so, for that pleasure... And your friends will be properly astonished to see you laughing as you look up at the sky! Then you will say to them, 'Yes, the stars always make me laugh!' And they will think you are crazy. It will be a very shabby trick that I shall have played on you..."