Bric à touffe

30.10.08

Au placard

Beautiful lie


Un placard, objet adjuvant de certains héros, et outil de rejet pratique. Assise en mode on, cerveau branché et yeux en face des trous, elle rangea sa robe salle, son maquillage et sa puce à papote. Adieu les bulles de BD, adieu les yeux de biches et adieu les jeux bordéliques.


~

I'll do it for myself and the others.
Palato-alveolar fricative consonant.
What beautiful weather !

~

Allons nous beurrer l'estomac avec des pâtes !

26.10.08

Pensées

Petite poupée réalise ses conneries.


Le train passait. On monte et on descend. On s'assoit. Il arrive parfois de se dire que c'est le dernier train. Un autre train passe, c'est le sifflement de la mort. Et pourtant ils se frôlent seulement. S'ils se percutaient, si l'un déraillait, si l'autre tombait, ce serait fini. Alors on monte dans le train pour changer de vie. Alors on monte dans le train pour en finir. Alors on se jette sous les trains. Alors de bon matin ...
Vertiges, tourbillons, perte de sens, menée quelque part, transportée nulle part, perdue au hasard, elle a peur.

~

Prétendre comprendre les gens est complètement illusoire tant qu'on ne vit pas ce qu'ils vivent. Avoir beau dire que je suis là, je comprends, ne rime vraiment à rien. Non je n'ai jamais vécu ça. Peut-être une ou deux fois j'ai été percuté et j'ai réalisé. Mais j'étais bien trop jeune, bien trop naïve, bien trop peu sentimentale. Je me souviens cependant pleurer. Oui je pleurais le dimanche matin à l'église. Je pleurais pour les inconnus. J'avais mal pour leurs proches alors que je ne les connaissais pas. Je me suis toujours trouvée étrange, bizarre, anormale. Aucun sentiment pour mes proches, et tant pour les autres. Combien de fois j'ai eu mal au cœur, combien de fois j'ai versé des larmes pour eux que m'étaient inconnus. Toujours touchée par le malheur des autres, et pourtant j'en ai aussi ris. J'ai été cruelle à rire de ça. Un matin je pleurais, l'autre je riais. Aujourd'hui encore, je me demande quelle était cette raison innomée jusqu'alors. Et aujourd'hui, je me fous du monde. Je me fous de tout, sauf de vous.
Fardeau, peine, joie, je porte tout, je partage tout. Au moins, je sais que j'existe pour quelqu'un. Avoir envie de partager, de soutenir, de comprendre, vous savez que j'ai besoin de ça. Même si je ne comprends pas tout, si je peux donner le sourire et aider à respirer, telle est ma destinée.


~

Allons regarder pousser les fleurs ensemble.
Allons regarder se lever le soleil ensemble.

Contemplons tout les deux la voûte céleste qui s'ouvre à nous chaque soir.
Contemplons ce ciel rose qui se montre à moi seulement le matin.

Posons-nous.
Vivons.

23.10.08

Pouet

Un Café, au Marceau ?


A la
fac, on reprend des mythes oubliés, oubliés mais pas tant que ça. Dark Carrot signe ainsi son retour parmi les méandres de la folie pure.
A la
fac, on se fait aussi des délires que personne ne comprend. Il faut ainsi être en sciences du langage pour décrypter les fous rires interminables.
A la
fac, on devient nostalgique, nostalgique du temps passé. C'est ainsi qu'on se retrouve à pleurer devant High School Musical 3: Senior years.


~

Plouf, la vie parfois fait plouf. Les cliquetis des doigts sur les claviers, les cliquetis des larmes sur le pavé, les cliquetis. Elles me manquent ces années, ces filles, ces frites, ces feuilles, ces fêtes. Ils me manquent ces jours, ces croques monsieur, ces mots, ces jeux. Et je dois avancer. J'avance. Je tombe ? Non je me relève. Encore un pas. Tiens un détour. On revient en arrière. Paf ! C'était le mur.

~

- Tu vas bien ?
- Je vais bien.
- Tu es sure ?
- Pas du tout.
- Où es-tu ?
- Dans mon appartement.
- Que fais-tu ?
- J'écris.
- Où es-tu vraiment ?
- Quelque part entre naissance et mort.
- Dis moi où en es-tu !
- Qu'est ce que j'en sais !
- Sache c'est tout.
- Non, je ne veux pas savoir. Je veux avancer sur la route les yeux fixés dans le vide.
- Es-tu sure ?
- Sommes-nous toujours surs ?
- Laura, il faut que tu saches où tu es si tu veux avancer. C'est ainsi. Tu ne peux pas continuer si tu n'as pas de point de départ.
- Laura, on ne t'a jamais dit que le point de départ était la naissance et rien d'autre. Savoir où j'en suis, j'aimerais tellement le savoir. Mais peux-tu comprendre que l'on puisse être perdu ? Peux-tu comprendre que parfois on ne veut plus réfléchir, mais avancer ? Je ne sais pas, non je ne sais pas.
- Laura réveille toi.
- Je suis réveillé Laura. Je suis face à la vie. Oui je suis là. Oui et encore oui. Oui je vais à la fac tout les jours. Oui je suis une salope. Oui je vous aide tous. Oui j'avance. Oui et encore oui. Je vis non puisque je suis là non ? Non vous ne voyez pas ? Laura ne vois-tu pas ? Si tu le vois. Tu es là et tu respires.
- Laura tais-toi.
- Tu vas bien ?
- Ta gueule.


~

Dark Carrot, version 2:
Somewhere over the rainbow






22.10.08

Atchoum

Oh, il est mignon le chat.


A la fac, on partage tout: les connaissances, les cours, les exercices, les merdes de la vie, les madeleines, les bonbons, le chocolat, les kit-kat, la bouteille d'eau et surtout la
crève.

~

Once upon a time, une petite poupée, la plus idiote qu'il soit, qui se marchait dans la rue. La pluie battait à torrent, le gris transperçait les nuages. Elle marchait et marchait, elle pleurait et pleurait, elle criait et criait. Rien ne pouvait l'arrêter. Les feus, les gens, le train, les flaques, les claques, rien non rien n'était sur son chemin. Personne ne la voyait cette petite poupée. Personne ne pouvait voir son chagrin. Elle le cachait. Comme le petit garçon, elle souriait. Rien ne devait transparaître. Le mauvais s'existe pas en ce bas monde. Il n'existe pas chez les gens comme eux. Et pourtant, s'ils pouvaient voir à quel point le noir enveloppait ces esprits. Petits, d'allures grandes, ils étaient en peine, dépourvu de tout, empli de rien. Et ils avançaient, souriant à la vie. Elle prenait ce qu'il y avait à prendre, sans réfléchir. Vivre à cent à l'heure, profiter du temps sans se soucier des vents étranger. Détruits, anéhantis, on avance. La vie s'est offerte à eux, la vie continue en eux. De ses fils, elle commande chaque membre du corps. Elle marchait dans la rue, la tête haute face à son avenir. Chaque jour est un jour nouveau: this is the start of something new. La petite fille marchait dans le couloir, quand elle trébucha. C'était l'heure du cours de phonétique.

~
Je te hais à me regarder comme ça. Bête de somme, inutile, salope et futile. Arrogante, fillette, cigarette et chocolat. Film, pop-corn, copine et fac. Salope, méprisante, amante et détruite. Rigolote, fausse, menteuse et heureuse. Adjectif adverbial, le sens des mots changent. Ah atchoum, je ne sais plus le nom de ce phénomène. Une maladie ? Non une coupure de son entre deux voyelles. The plane ... il tombe.

~

I wrote ... everything. J'ai compris.

19.10.08

Crumble aux pommes

Je n'ai pas menti. Je ne suis pas une salope.

Il suffit parfois d'un week-end, d'une journée, d'un midi, pour se rendre compte de l'importance de certaines choses à nos yeux. Un simple crumble aux pommes dégusté avec eux est bien la plus belle chose que la vie puisse m'offrir. Un mélange crème et crumble, l'autre savoure à petite bouchée, la troisième fait de même, et moi je le mange le plus lentement possible pour ne pas perdre une miette de ce moment magique. Le bonheur se trouve dans les choses simples de la vie. Manger un crumble aux pommes seule m'envoit peut-être au paradis, mais ce n'est pas la même chose que de le manger avec vous. Je vous aime, aussi cons que vous êtes, mais je vous aime.

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Une petite fleur s'épanouissait le long du chemin. Le soleil de ses doux rayons carraissait ses pétales. Le vent de son souffle sifflait sur ses feuilles. La petite fleur s'épanoussait ainsi devant les yeux ébahis de la petite poupée. Que faisait-elle en chemin à regarder la nature grandir. Que faisait-elle assise par terre, les yeux tournés vers l'avenir. De sa petite main, elle remettait une mèche en place. Elle ne quittait pas la fleur du regard. L'envie voulait d'elle qu'elle ceuille la fleur. Mais elle ne pouvait pas. A quoi bon retirer la vie d'un être. C'est cruel. Non elle allait laisser la fleur grandir, s'épanouir sous le soleil doux et le vent musicien.
Elle continua son chemin à petits pas, ne se souciant de la nature qui l'obervait comme une étrangère pénétrant dans l'intimité de leur vie, de leur monde, de leur espace. Non elle continuait sa route. Son regard s'arrêtait parfois sur quelques arbres encore fleuris. Mais les feuilles tombaient sous le poid de l'automne sonnant. Poussières dorées, poussières orangées qui éclairaient le bois de leur douce volées. Un univers enchanteresque s'ouvrait aux yeux de la petite poupée. Respirant l'air de l'automne, tourbillonant dans ces poussières parsemées, elle vivait. Elle était vivante. Elle était heureuse. Elle était en osmose avec cette nature si surprenante, mais pourtant si simple. Osmose d'un automne arrivant à grands pas, osmose d'une vie qu'elle prend comme elle vient, osmose d'un tout qui fait d'elle une femme.

~

La nuit venait de tomber. Il était déjà si tard. Il était là devant sa fenêtre à contempler la Lune et ses étoiles. Il se laissait transporter par la clarté de cette nuit, par l'étrange vie qui s'animait devant lui. La Lune se levait, elle s'élevait. Les étoiles tournaient, elles tourbillonaient. La nuit offrait son spectacle le plus beau, le plus mystérieux. Enveloppé de cette cape, il s'enfonça dans la sombre pensée. A vitesse étonnante, il était parti. La nuit allait et venait. Les étoiles tournaient et tournaient. La Lune, oui la Lune, commandait de là-haut cette scène sinistre. Il était tombé.

17.10.08

Try again

Elle venait de jeter les roses .

Petite poupée de bois, elle était sur off. Pétrifiée, elle avait laissé les roses à leur place. Yeux grands ouverts, elle les avaient regarder mourir. Les roses, les fleurs de ça, les fleurs du mal, les roses n'étaient plus là. Petite poupée de bois, elle venait de les jeter. Une semaine avant, elle fut remise sur on.

16.10.08

Up in the mouth ?

- Vraiment, le penses-tu vraiment ?
- Oui bien sûr.


Le petit garçon dessina un sourire sur la petite poupée de bois.




15.10.08

[ǝ]


Une diacritique ne transforme qu'un son. Un schwa substitue une lettre. En l'occurrence, le "e" disparait, tel un soleil qui s'efface le jour d'une éclipse.

Transformer les sons de la mélodie d'une chanson fait de soi un être qui se moue dans ce qu'on appelle la vie. Disparaître d'un mot ou d'un énoncé revient à s'effacer d'une foule qui ne veut pas de toi, d'un monde où tu n'as ta place.

Si la différence est ainsi remarquable, alors tu comprendras le retrait de mon être dans un silence profond. Alors tu remarqueras que même muette, une lettre peut changer le cours d'une phrase. Alors tu vivras avec le souvenir de ce schwa ou de cette lettre car ta vie sera annoté de cette marque du féminin.

Il est si simple de jouer avec l'emploi des termes linguistiques.
Encore faut-il comprendre la sémantique de ces énoncés.

14.10.08

Petit pantin de bois

Il était une jeune fille qui ne voulait pas grandir. Mais un beau jour, le temps la rattrapa. Pauvre petite chose assise par terre, trainée de main en main, ballotée de coeur en coeur, tel un signe diacritique perdu entre les mots.

Petite marionnette, elle venait de quitter un maître pour qui elle avait donné le meilleur de son être. Usée de toute part, les articulations rouillées, les cheveux en pagaille, sa robe déchirée, elle était assise dans un coin d'une pièce. Le regard vide, elle fixait le plafond attendant qu'on la prenne de nouveau. Une petite fille passa dans la pièce et l'a prise par la main. Elle traversa Paris, découvrant la nuit et une Tour telle un phare éclairant l'obscur. La petite fille rentra chez elle, un immeuble non loin du phare. D'autres enfants étaient là aussi. On joua. On parla. On but. Elle était usée, mais moins rouillée. Sa robe était remise en place. Ses cheveux étaient coiffés. Puis on l'a pris dans des bras. Petite poupée de bois, elle devint l'objet d'attention du petit garçon. Petite poupée de bois, elle devenait une petite fille succombant au charme d'un petit garçon. Petite poupée de bois, elle passa d'une main de fer à un gant de velours. Petite fille nouvelle, elle se prit dans les filets de l'affection sans limite. Une robe est si vite défaite. L'huile coule si facilement dans les veines. Les cheveux se délaissent si aisément. Une nuit dans un nouveau berceau, et la petite fille reprend le flambeau. Flambeau d'une femme qu'elle doit devenir aujourd'hui.

De petite poupée de bois, de petite fillette nouvelle, le passage à jeune femme est difficile.
De bras en bras elle est passée. Aujourd'hui elle est trépassée.
De mains en mains elle est tenue. Aujourd'hui elle est dépourvu.

Petit pantin de bois à jamais laissé de coté par des rudes amants toujours aimants.


Si une fée venait à passer, qu'elle déverse sur la poupée la promesse d'une vie simplifiée.

New Born, New life

Si la vie se résumait en un mot, ce serait sans aucune hésitation: folie.

Folie de vivre dans un monde de fou.
Folie d'aimer un fou parmi les fous
Folie d'espérer ne pas devenir fou.

Un passage de folie dans une vie de fou,
Un passage de vie dans un monde où la folie règne.