A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
Et regarder les gens tant qu'y en a
Te parler du bon temps qu'est mort ou qui r'viendra
En serrant dans ma main tes p'tits doigts
Pis donner à bouffer à des pigeons idiots
Leur filer des coups d' pieds pour de faux
Et entendre ton rire qui lézarde les murs
Qui sait surtout guérir mes blessures
Te raconter un peu comment j'étais, mino
Les bombecs fabuleux
Qu'on piquait chez l'marchand
car-en-sac et Mintho
caramels à un franc
Les mistrals gagnants
A marcher sous la pluie cinq minutes avec toi
Et regarder la vie tant qu'y en a
Te raconter la Terre en te bouffant des yeux
Et parler de ta mère un p'tit peu
Et sauter dans les flaques pour la faire râler
Bousiller nos godasses et s' marrer
Et entendre ton rire comme on entend la mer
S'arrêter, repartir en arrière
Te raconter surtout les carambars d'antan
et les coco-boërs
Et les vrais roudoudous qui nous coupaient les lèvres
Et nous niquaient les dents
Les mistrals gagnants
A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
Et regarder l' soleil qui s'en va
Te parler du bon temps qu'est mort et je m'en fou
Te dire que les méchants c'est pas nous
Que si moi je suis barge, ce n'est que de tes yeux
Car ils ont l'avantage d'être deux
Et entendre ton rire s'envoler aussi haut
Que s'envolent les cris des oiseaux
Te raconter enfin qu'il faut aimer la vie
Et l'aimer même si
Le temps est assassin et emporte avec lui
les rires des enfants
Et les Mistral gagnants
Et les Mistral gagnants
Renaud, Mistral gagnant
Pourquoi est-ce que quand tu me chantes cette chanson, j'en ai les larmes aux yeux ?
Pourquoi est-ce que dans cette chanson je nous vois Nous ?
Depuis tout ce temps qu'on se connait, tu as toujours été là. Même si la vie nous a séparé un petit moment, tu as toujours été là. Aujourd'hui encore on est là. Mais que va t-on faire de nous ! Mais que va faire la vie de nous ! Survivant parmi les survivants, on reste ce duo inséparable. Et oui, combien de fois on m'a dit de me détacher de tout ça, de toi, de ces histoires. Qu'est ce qu'on peut bien faire contre ce lien ? Depuis le premier jour, cette première longue conversation il est là ce lien, ce fil, cet invisible. Il a disparu un jour, mais un peu de sang l'a trahis. Il est toujours là.
A l'abandon de ces histoires, il n'est pas abandon de ce nous.
A tout jamais, oui c'est idiot comme formule, mais à tout jamais, et le temps le prouve, il y aura Robert et Roberta, la famille des "xD", les "mais merde", les karaokés à la cam ou par enregistrements vocaux.
A tout jamais, et on y arrive, il y aura cet espoir d'un jour on sera tout les deux assis sur un banc à shouter les pigeons parisiens.
Parce voilà quoi, ptit gas, je te lâcherai pô.


1 commentaire:
A m'assoir sur un banc cinq minutes avec toi...
C'est nous cette chanson, nos problèmes, nos états d'âme, nos souvenirs remémorés.
Je serai quoi qu'il arrive là, quoi qu'il arrive...
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