Bric à touffe

30.11.08

Hey ! Mais ! Chut !

Self control xD


L
a neige n'était plus sur le bas de sa porte ce matin. La nuit dernière, la petite fille, encore en pyjama, avait enfilé les chaussures à talons de sa mère. Elle voulait jouer à la grande fille. Mais ce n'était qu'une enfant encore. De son mètre vingt, elle se couvrit du long manteau de son père, prit l'écharpe fourrée de sa grande sœur, et elle sortit. Ses petits yeux pétillant s'émerveillèrent devant la tombée de millier de particules blanches. Les étoiles donnaient leur plus belle représentation: une chute horizontale, froide et structuré, parfois balayée par le vent glacé. Elles se déposaient aux pieds des petits enfants qui étaient de sortie cette nuit là. Des petites natures curieuses de vivre une nuit comme leurs grands frères ou grandes sœurs, dehors, sous la Lune désargentée. La fillette monta les marches la menant à la petite cours intérieur de son habitat. Tout était blanc. Tout était givré. Ses minuscules doigts caressèrent la poudre blanche. Un petit bonhomme prit forme. Il était de blanc vêtu et avait congelé les mains de la petite fille. Il n'avait que deux grands bras, des bras assez grand pour accueillir tout les malheurs du monde. C'était un bonhomme généreux. On l'appela Henri. Sous la neige, ce soir là, la petite fille confectionna ce petit être cher à l'image du bonheur enfantin. Puis elle rentra dans son appartement se réchauffer les membres dans les bras du petit garçon, qui l'attendait, regardant de plus haut ces étoiles parsemées.

~


Parfois, je me demande si la vie ne devrait pas se poser de question. Hier soir je disais "La réflexion n'est Mère de Rien, mais Mort de Tout". Allez savoir pourquoi j'ai sorti ça soudainement, je n'en sais trop rien non plus. Il me semble juste que dès lors où l'on met des noms aux choses, des signifiants, sur des signifiés pour avoir un signe, on tue la chose, on tue le signifiant. Tant que rien n'est dit, tant que rien n'est réfléchi, on peut vivre, simplement vivre. Pourquoi être amené à réflechir sur de l'abstraction alors que la réalité se vit tellement bien sans cette réflexion ? Pourquoi devrais-je me demander la raison de ce qui m'arrive ? Pourquoi mettre un nom, une officialisation, alors que l'on vit si bien officieusement ? Réfléchir n'amène rien de bon, elle tue le temps qui passe et ce qu'on pourrait en faire.
Et pourtant, parfois on aimerait mettre des mots sur les choses. On aimerait les crier au monde entier. Libérer ce goujat qui sommeille en nos cœurs, si quelque goujat il reste.

Voir les choses telles qu'elles sont et déclencher le processus de destruction. Non merci.



Jeux, thèmes, quels sont ces mots pour qualifier cette vie.
La vie est un jeu, certes, mais pourquoi un thème ?

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