La Défense - 9/11/2008 - Quai n°3
Dalia sur un banc attendant
le train direction La Verrière
de 13h30
Dalia, une liste et un crayon en main: Duchesse de Gorsemoor. Ok. Muffin au chocolat. Ok. Frites en digestion. Ok. Deux inaccessibles en tête. Ok. De Palmas en écoute "Et si un ange passe part avec lui". Ok. Pigeon couché, perdu au milieu du quai. Ok.
Le téléphone sonne: Bip bip - Vous êtes en réseau avec une étudiante skyzophrène, complètement jetée, balançant entre pleinitude et vide - Plop plop
Pensées: Quelques mots bleu turquoise sur un agenda, il en faut peu pour laisser libre notre pensée. Coeur au bout du Reynolds, écrire la fonction phatique des choses. Etablissons donc un contact entre vous et moi.
Voyez vous, il y a un temps pour ne rien dire, ne rien faire, ne rien penser, en somme un temps pour rien. Philosophons autour du temps comme elle aime tant à le faire. Il file, tel un éclair. Eclair foudroyant la vie de son trop plein d'énergie. Fatigue, angoisse, confusion, peur, il entraine avec lui notre esprit. Pourrait-il alors faire le rapprochement avec l'esprit frappeur qu'est Peeves ? Certainnement pas. Rien non rien ne nous frappe aussi soudainement que Peeves apparaissant dans un couloir. Ou du moins, les conséquences ne sont pas immédiates. Seule la mort a pour effet de frapper vraiment. Mais alors nous n'avons pas conscience du mauvais tour joué;
Certes. Ainsi soit-il. L'appel du néant est bien présent. Plait-il ? Avançons à petits pas, petit feu en main, petit feu au coeur et en bouche. Après tout, elle ne se le dira jamais assez: "la fin est proche poulette, toujours poulette, si proche que tu ne la vois pas."
13h30: départ du train


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