Deux hommes marchaient sous la neige. Edward avait enfin trouvé ses outils. Les flocons givrés se noyaient dans le ciel blanc. Un petit vent frais les faisaient tourbillonner autour des arbres de la forêt. Ils étaient heureux ces hommes. Dans leurs regards brillaient une flamme plus douce encore que l'étoile se déposant sous leurs yeux. Ils échappaient à cette morosité avec temps de facilité qu'il en était simple d'en devenir jaloux. Leur pas effleuraient la robe blanche de neige. On apercevait à peine leur trace de pas. L'amour leur donnait des ailes. Ils les déployaient sans craindre le Père Noël. Il était si aisé pour eux de rejoindre le merveilleux caché dans les nuages, les rêves ensevelis sous le torrent de neige, le Soleil perdu derrière le brouillard blanc. Sans crainte, ils volaient, volaient. Ils savaient que la poudre d'en bas était magique.
J'en connais deux, pas si loin que ça, frissonnant de joie dans le vent hivernal, illuminant de leur sourire les coeurs en peine. J'en connais deux, là-bas, main dans la main, traversant la vie à petits pas, profitant du bonheur qui s'offre à eux. Ils ont voulu la neige. Edward les a entendu.
***
Elle n'avait plus ce regard pétillant. Les pétales blanches tombaient et tombaient. Mais c'est comme si elles ne possédaient plus leur magie. Elle était sortie dans le froid. Elle observa. Autour d'elle, le tourbillon d'étoiles déchues passait. Il la prenait de toute sa force, essayant d'emmener avec lui son cœur perdu. Son coeur tenait le coup. Il était lourd. La légèreté du temps, peu importe sa force, n'était pas de mèche avec lui. Et elle espérait coûte que coûte. Espoir d'un blanc qui se fixerait jusqu'au retour parmi les siens. La nature de là-bas l'attendait. Elle le savait. Elle le sentait.
Marcher jusqu'à s'étouffer de tout ...
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Parce que c'est le temps qui court.
Parce que c'est le temps qui court.


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