Bric à touffe

7.12.08

Frivole

Italique
Away ...



E
t j'ai regardé
Filia en attendant Zara. Je lui ai demandé plein de choses toutes aussi insignifiantes que la mer soit bleu ou les pois soient vert. Elle ne m'a répondu que quelques heures plus tard.
Un ciel plus étoilé que jamais m'avait attendu quelque part entre les arbres, les éoliennes et les sapins illuminés. C'était beau et j'aimais. La gorge nouée, je passai cette porte.
"Bonjour Maman"

~

La peur au ventre, elle avançait. L'esprit de Noël envahissait les rues. Les lumières menaient cette bataille contre le ciel. Les vitrines montraient leur plus beau spécimens. Les Pères Noël sortaient des cheminées et des fenêtres. Elle-même avait revêtu un bonnet rouge et blanc. Mais le cœur serré, les entrailles tenaces, ses yeux la guidaient vers un ailleurs formellement interdit. C'était sombre là-bas. Deux petits points lumineux attiraient son esprit virolant. Leur origine était inconnu. A priori, c'était les phares d'un train approchant. Mais ici, c'était tout autre chose. Une lumière plus prenante que les sapins lumineux, que les étoiles environnantes, c'était Agonisse. A little jerk with too many arms, too many hands, and too many guns. Il heurtait les coeurs aimants de ses yeux de nougat. La nougatine sentait à plein nez. La chaleur de son corps enveloppait les jeunes gens. Agonisse ne prenait qu'à sens unique, qu'au doute permis, qu'à la douleur promise. Il tuait. Il tuait, le goujat. Elle l'avait rencontré ce soir là. Il ne restait plus qu'à espérer la venue d'un Namourien.

Et les larmes coulèrent, poussières éphémères ...

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