Bric à touffe

23.12.08

Hystéria

Be happy


Si la Plume a pris sa pause, le Pixel de la Touche ne finit jamais son chemin. Il trace, il trace la barre verticale. Parfois il cligote à l'horizontale. Mais toujours il apparait et disparait dans son centième de seconde, ou autre unité de mesure temporelle. Les touches s'enfoncent. Les typographies s'agencent. Et c'est ainsi que sous les doigts de son maître, la lettre poursuit l'autre forme et court, court. Elle chasse le naturel de la forme écrite pour revenir à son état initial de pensée. Langage choisit par l'homme. L'usage prend ses jambes à son cou. La langue, elle, se sert que de code. Sous le message et sa fonction poétique, le destinateur transmet l'expression. Le contexte ne peut définir ce qui est référent puisqu'autour de lui rien n'est. Entre vous et moi, le contact est bel et bien courant. Nous sommes en phatique mes amis. Et toi destinateur, tu ne peux que subir le poids du Pixel de la Touche: conatif.


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Mettre en pause ses sentiments pour mieux profiter de soi. Il suffisait de cliquer sur off. La petite poupée n'avait pas encore compris ça. Aujourd'hui, elle se laisse manipuler par les fils temps. Se lever, s'habiller, manger, marcher, taper, regarder, se coucher. Rien de bien grand dans ce monde où tout le monde fait la même chose. Vernis à ongle rouge sur le bout de ses doigts, elle se prend pour femme. Cheveux en bataille, elle reste une enfant. La petite poupée est balotté dans sa chambre, dans sa campagne ou dans son salon. Elle prend et fixe tout sur le mur jauni par le temps. Pocahontas navigue au détour de la rivière avec Meiko. Ils sont heureux. Ils connaissent la fin de l'histoire. La petite poupée avance sans regarder où elle va. La rivière passe à coté. Elle s'assoit et jette la pierre. Hiver meurtier.

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Et ce soir tu as fait joujou avec ton nouveau portable comme un enfant.
Xavier a appréhendé ma nouvelle technologie.
Maman a gagné son premier portable.

C'est bon parfois la famille.

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