Bric à touffe

10.5.09

Titre

Miam !

Loot at the sky ...

[kwi] [kwi] font les petits poussins dans leur carton poché.
Ils se préparent à s'envoler, ou du moins, essayer de. Deux jours suffisent pour voir apparaître deux petites ailes blanches.
Comme des enfants en bas âge, ils piaffent, demande de quoi manger. De vrais rapaces. Il y en a même un qui a élu domicile dans l'assiète de pain.
En fin de compte: ils sont jaunes, tiennent dans le creux de la main et plus tard seront mangés. Triste fin.
Alors autant leur donner du temps (de l'amour). Ces anges cachés ont aussi besoin de rêves.


- Je t'assure avoir vu un pac-man sur la ligne de chemin de fer ...
- Tu veux pas un t-shirt tant que tu y es ?
- Bah si !
- ...


C'est beau un homme qui dort ...

26.4.09

Walter

On se cache pour cacher ces formes


Quand à l'ombre des pins des bois enchantés les pies rassemblent leur butin sacré, les jeunes amoureux pleurent la perte de leurs objets volés. Alors Marie-Elizabeth repose sa lecture et proclame à haute voix que l'être aimé le sera à jamais.


Sous l'arche des hiéroglyphes de pixel, Laura brode ses pensées à l'aide d'un décor immatériel. Des lumières multicolores étouffent la pièce close. Les prépositions se mélangent afin d'élucider le mystère syntaxique et sémantique du discours et des propositions. C'est la fin du vide, le retour du plein. Laura s'endort sur un tapis de soupir.


Puis, Elle, elle est là. Elle se demande ce que le soleil fout quand il tape.
"Est-ce qu'il rend fou ou est-ce qu'il s'en tape ?"
Tout au moins ou tout au plus, il reste là à illuminer ce que peut être la vie.
Peu lui importe les âmes déchues, perdues ou foutues, il emmène avec lui tout sur tout, pour tous.

Un elfe apparut entre les arbres.

22.4.09

I hate the world today

Même sans toi j'arrive à faire de belles photos !

I need your lovin'
Like the sunshine

Il y avait une petite fille qui courrait autour de l'étang. Elle portait une robe de printemps jaune avec des fleurs blanches. Sa maman lui avait fait des petites couettes sur la tête le matin même. Deux yeux brillaient à la lueur du soleil.
Elle avait sur ses épaules un nounours et dans une main son doudou. Jamais elle ne s'en séparait. Même durant ses longues nuits profondes, le nounours était sous la couette et le doudou près du visage.
Dans ses cauchemars, ils se transformaient tour à tour en ours géant et tapis volant. Ils la sauvaient des grands méchants loups et des ogres affamés.
Quand elle rêvait, ils étaient dans une clairière enchantée. Elle était blottie contre le nounours, toujours géant, et le doudou devenait une grande couverture chauffante multifonction.

La petite fille courrait autour de cet étang. Elle se rappelait l'ancien marais et les poissons. L'herbe se mouvait sous ses petits pieds. Le vent sifflait dans sa robe jaune. Les fleurs dégageaient toujours leurs parfums enivrant et les pétales se perdaient dans ce nectar passionné. La petite fille tomba à la renverse et voulu tracer un ange de ses bras.

Le doudou sur son cœur et le nounours dans ses bras, elle finit par s'endormir sous un soleil plus éblouissant que jamais.


Notes de l'auteur: Le doudou et le nounours ne seront jamais jetés à la poubelle par la suite, même si la véritable histoire l'a voulu.

19.4.09

Sensualité



10.

La nuit venue, dans sa chambre, Marylin s'est déshabillée et, debout et nue, elle joue avec le grand carré de soie blanche devant le reflet des vitres de sa fenêtre qui donne sur la cité des Religions Oubliées. Des gens chutent des balcons des tours Moïse, Jésus, Zeus, Osiris... comme un crachin d'automne.
Mais la fille Tuvache fait voler autour d'elle le foulard. La soie au contact de ses épaules provoque des frissons qui lui creusent les reins. Elle laisse glisser l'étoffe immaculée le long de ses fesses, la récupère par-devant entre les jambes et la lance au-dessus d'elle en l'air. Le carré blanc s'y déploie tel le gracieux mouvement d'une danceuse étoile. Il retombe en parachute lent sur le visage renversé de la fille des commerçants du Magasin des Suicides.
Paupières clauses, elle souffle et la soie s'envole à nouveau. Marilyn en rattrape un angle qu'elle fait tourner autour de son ventre, ses hanches, comme un bras d'homme la prendrait par la taille.
Aaah... le feulement du foulard remontant encore entre les cuisses et s'agrippant dans les poils.
Aaah... Marilyn ordinairement voûtée et les épaules rentrées, se redresse.
Aaah... Elle s'arque d'avantage lorque le cadeau d'Alan, pris dans un élan, s'élève le long de sa poitrine et frôle les seins dont elle avait honte (à tort). Leurs pointes se redressent, durcissent. Ses seins, gros, sont magnifiques et les doigts croisés derrière la nuque, dans le reflet des vitres de sa chambre, Marilyn s'étonne de se découvrir ainsi tandisque le foulard retombe.
Elle le répupère au nivau de ses mollets charmants, se penche. Son cul est splendide, large sous une taille à peine un peu grasse. Et la soie à nouveau voyage , révèle à la fille complexée l'harmonie insoupçonnée de son corps.
C'est la plus belle de tout le quartier ! Pas une fille de la cité des Religions Oubliées ne lui arrive à la cheville (qu'elle a fort jolie).
Le cadeau de son petit frère, mieux qu'un rêve...
Et le foulard poursuit sa danse hypnotique et sensuelle au ras de la peau qui vibre. Les paupières se plissent d'un air d'extase inédit pour Marilyn.
Mais que découvre-t-elle encore ? Devient-elle Monroe ?
Elle entrouvre ses lèvres d'où s'étire un filet de salive... mortelle.
Le magasin des suicides, Jean Teulé.

Elle referma le livre et le posa sur la table de chevet. Allongée sur son lit de roses, un sourire étira son visage d'enfant. A coté d'elle, l'ombre d'un homme qui un jour reviendra, l'enivrant de son parfum angélique.
Elle aussi, elle aura ce bras autour de sa taille. Elle aussi, elle sera telle une danseuse étoile tournoyant dans une boîte à musique, qui vole, qui vole.
Sous sa couette rose, elle ferma les yeux une dernière fois, laissant soin à Morphée de lui montrer la voie de ses rêves.

17.4.09

L'agonie des Meuh Meuh

Je m'émeus devant les meuhs ...


Dalia avait oublié que dans sa contrée se trouvaient des vaches. Ses habitants éprouvaient le besoin d'élever de telles bêtes afin de nourrir les ventres affamés de leurs garnements.
L'économie allait bien mal. Elle avait bien fait de laisser sa ville au petit Nacim. Dans son bureau de ville, elle se souciait seulement de son bien être. Le reste n'avait qu'à se débrouiller sans elle. Les vaches, elles, broutent et ne demandent rien à personne.

Et pourtant Dalia s'émut.


On va à Super U là ?

Se perdre en chemin pour retrouver un peu de terre.
Bouffer de la terre et se rouler dans l'herbe.
Arracher l'herbe et s'envoyer en l'air.
Être toujours là-bas pour respirer un peu.


Jeanne-Françoise se perdait en Laura.
Laura pourrissait la vie de Jeanne-Françoise.
Filia se foutait bien de la gueule de celle-ci.
Les chaussettes finissaient leur voyage dans la benne.
La benne se déversait sur la route de Dalia.
Dalia gueulait bien, mais Charmant la prit sur son cheval blanc.
Marie-Elizabeth le nota dans son bloc-note Richelieu.
Laura voulait un câlin.
Jeanne-Françoise s'attachait un peu.
Dan et Sue s'étaient retrouvé le temps d'une nuit.


Et pendant ce temps là, la petite poupée continuait sa promenade sur les épaules de la fillette blonde vénitienne.

13.4.09

Pommettes

Ouh la tête ...


Cher Inconnu,

Un billet charmant pour un prince perdu. Je voudrais juste une dernière danse. Avant que tu ne partes, avant que tu fasses ce long voyage, j'aimerais ressentir ce vertige. Tu t'en vas explorer les contrées inconnues de la forêt enchantée. Angoisse, horreur, ou bonheur magie. Tu ne sais pas ce que tu vas y trouver. Il me semble seulement que tu en éprouves la fascination. Ainsi soit-il. Rien ne te retient ici et encore moins ma présence. Je n'enverrai pas d'enchanteurs ou hiboux à ta recherche. Je ne pleurerai pas les larmes de mon corps. Je ne me saignerai pas à la larme de mon couteau. Il y aura juste avec moi ce visage angélique sur lequel chaque soir je déposerai un baiser volé.
Merci d'avoir enchanté ma vie. Et si cette lettre prend un air de déjà vu, c'est que cet air est une belle vérité.

Juste une dernière danse,
Jeanne-Françoise

Elle reposa la plume sur son pupitre et siffla son air préféré: un petit bonhomme marchant tout droit en cassant des briques et tuant des insectes.

12.4.09

Temps révolu

Jeanne Françoise CHahute Jean Hugues.


J'ai longtemps parcouru son corps
Effleuré cent fois son visage
J'ai trouvé de l'or
Et même quelques étoiles
En essuyant ses larmes
J'ai appris par cœur
La pureté de ses formes
Parfois, je les dessine encore
Elle fait partie de moi

[Refrain:]
Je veux juste une dernière danse
Avant l'ombre et l'indifférence
Un vertige puis le silence
Je veux juste une dernière danse

Je l'ai connue trop tôt
Mais c'est pas d'ma faute
La flèche a traversé ma peau
C'est une douleur qui se garde
Qui fait plus de bien que de mal
Mais je connais l'histoire
Il est déjà trop tard
Dans son regard
On peut apercevoir
Qu'elle se prépare
Au long voyage

[Refrain]

Je peux mourir demain
Mais ça n'change rien
J'ai reçu de ses mains
Le bonheur ancré dans mon âme
C 'est même trop pour un seul homme
Je l'ai vue partir, sans rien dire
Fallait seulement qu'elle respire
Merci d'avoir enchanté ma vie

[Refrain]

J'ai longtemps parcouru son corps
Effleuré cent fois son visage
J'ai trouvé de l'or
Et même quelques étoiles
En essuyant ses larmes
J'ai appris par cœur
La pureté de ses formes
Parfois, je les dessine encore
Elle fait partie de moi

Une dernière danse.

_Parce que les chaussettes sales finissent toujours à la corbeille ...
_Et quand elles sont troués, c'est à la poubelle qu'on les jette !

4.4.09

De l'archiduchesse

Un futur à composer ...

Marie-Élisabeth dans un bosquet versaillais lisait La princesse de Clèves.
Rosalie souriait au soleil.
Filia avalait les âmes en peine.
Dalia se décomposait dans un tribunal défectueux.
Sue regardait une chaussette inconnue.
Dan constatait la perte d'une chaussette.
Ambre dormait dans un nuage de coton.
La petite poupée avait été rangé au placard.
L'électron libre se baladait toujours dans le cosmos terrien.

Laura tentait de se remémorer les lettres de son cahier clavérique. Mais la mémoire lui faisait défaut. Elle ne savait même plus ce qu'elle devait raconter. Les mots se perdaient dans les cellules de son cerveau. Les phonèmes se mélangeaient aux morphèmes. La syntaxe devenait flou. Le discours perdait tout son sens. Dans ce débarras de connaissances linguistiques, le dictionnaire n'osa même pas trouver un coin pour se poser et tenter de tout réorganiser.


Les chaussettes se sont retrouvées. Elles ont parlé durant une heure d'un temps passé résolu. Entre une machine de couleur et une machine de blanc, elles se sont souvenues cette nuit là où ils avaient fait la fête avec le clan des jetés. Un petit appartement, un tapis de bambou et des souffles coupés en guise de musique, c'était la soirée de leurs rêves. Cette orgie de tissus avait un gout de liberté. On était heureux et on ne se souciait de rien.

Elles ont fait la fête jusqu'au petit matin. Dans une sérénité absolue, ils se sont dit au revoir avec l'espoir d'une nouvelle soirée placée sous les mêmes signes: bulles, bonheur et baisers.

1.4.09

Poisson d'avril

Chalalala ...

J'ai tout mangé le chocolat,
Et comme t'étais toujours pas là,
J'ai attaqué la belle pizza ...

Ce n'était pas un poisson d'avril.
Rosalie se leva avec prudence. Son lit était défait. Rien d'anormal. La nuit avait été mouvementée. Ces temps-ci, elle avait le sommeil léger.
Elle alla prendre son café, accompagné de ses biscottes. Pas de piment dans la confiture de framboise. Elle déjeuna tranquillement.
Toute la journée se déroula sans soucis.
La faculté était toujours aussi désordonnée, les cours annulés et les camarades présents.
Courageuses.
Mais ce premier avril, le soleil fit son apparition. Il se percha haut dans le ciel bleu.
Ce n'était pas un rêve.
Un sourire enfantin se traça sur le visage de Rosalie. Ses yeux pétillèrent à l'écoute des accords de piano de Yiruma. Son cœur finit par s'envoler.
Elle marcha d'un pas léger pour se rendre au cinéma. Elle choisit un film pour enfants. Elle fut enchantée par les bandes annonces. Des frissons parcoururent son corps. Son cœur avait perçu chaque seconde de la bande musicale. Elle apprécia le film.
Rosalie était heureuse.
Ce n'était pas un rêve.
Ce n'était pas un poisson d'avril.

24.3.09

L'agonie des balançoires

Il y aura toujours de la vie ...


Si l'agonie des balançoires pouvait ressembler à cette chanson, alors atteindre le ciel serait un divin bonheur.
On était en haut, puis on retombait. Deux coups dans l'air et on reprenait de la hauteur.
Une étrange sensation nous envahissait quand on mettait la tête en arrière.

On allait chercher les nuages là où le Soleil brillait. On allait parfois chercher les étoiles là où la Lune se cachait.
C'était nos rêves d'enfant.
C'était notre liberté.
C'était notre musique.



Ils s'étaient trouvés. Aujourd'hui ils se perdent.
Le tourbillon les avait emportés. Il avait coulé sur eux des parfums interdits. Quelque part, sous quelques toits, tout était possible. On leur avait promis la Lune sans jamais toucher au Soleil.
Un jour, une pluie froide tomba.
Dan entra dans la laverie. La lessive de Sue tournait à plein tambour.
Tandis qu'elle jouait à Tétris, Dan alla vider sa machine. Il mit toutes ses affaires dans un sac. Sue s'écria qu'elle avait gagné. Dan, surpris, jeta un œil sur la Gameboy color de celle-ci. La fusée avait décollé.
Dans son élan de joie, Sue trébucha sur le sac de Dan. Les habits s'éparpillèrent sur tout le sol.

Dan et Sue se regardèrent et explosèrent de rire.
Ils ramassèrent les vêtements. En se relevant, ils se donnèrent un coup de tête.
Nouvel éclat de rire.
Ils échangèrent quelques mots, puis repartirent chacun de leur côté.

Dans leur euphorie, ils n'avaient pas remarqué la séparation douloureuse d'une paire de chaussettes, dépareillée, mais pourtant heureuse.


22.3.09

O clock

Je briiiiille au soleil !
On a la classe, ou on l'a pas ! Toc

Quand l'horloge de grande-tante Hermione sonna 9h, Ambre ouvrit deux petits yeux lourds de rêves. Elle se leva doucement.
Les deux pieds effleurant le sol frais, son corps obéissait encore aux songes de la nuit passée.
L'air matinal la poussait et le quart de seconde suivant, elle se retrouvait devant le grand miroir.
C'était une œuvre ancienne. Jusqu'à ses cinq ans, ses parents lui racontèrent qu'il était fait de pierres de lune et poussière d'étoiles.
Foutaises.

Ce dimanche matin là, elle vit une grande plaque argentée qui renfermait une forme désordonnée. En se rapprochant, elle remarqua un visage très blanc et deux pupilles noir, ornées d'un cercle de bronze. Un étrange trait rosé se traçait entre deux pommettes creuses.
Quand la buée parsemait le miroir, ce trait se divisait et un corail blanc apparaissait. Dans ce brouillard, elle aimait écrire du bout de ses doigts gelés.


Elle se recula. Une autre forme tacha la pierre en aluminium. Une boule surplombait le visage rond de la jeune fille. Boule dorée d'où s'échappaient quelques filaments orange.
Le reste n'était que disparate: un voile sur une peau pâle, des formes que l'on devinait plus ou moins pulpeuses. Elle y observait deux grands bâtons soutenus par des planchettes de bois usé.


Ambre sortit de la pièce et se posa devant une fenêtre. Des sons emplissaient le vide de la salle à manger. La télévision était allumée sur la chaîne musicale.
Elle alluma une cigarette et ouvrit la fenêtre.
La fraicheur extérieure donnait une autre saveur à ce surplus de goudron. La fumée bouffait son visage. Ses yeux étaient tournés vers l'extérieur. Le coq chanta tandis qu'un morceau de pop passait. Le soleil fit aussi son apparition.
Ambre posa sa cigarette. Elle sortit d'un pas nonchalant.


L'herbe était fraiche. La rosée du matin avait déposé un voile humide.
Ambre prenait racine. Elle se faisait du bien.

Elle ouvrit les bras et se nourrit de lumière. Un léger vent musical se prit au jeu.
Elle tournait et tournoyait. Mais elle ne pouvait pas décoller.

Elle tomba. Le soleil disparut.

Une mousse de pierre prit place dans le ciel. Mise au pilori, on lui jeta des perles de pluie.


Ses parents accoururent. On la porta à l'intérieur.
Elle s'endormit dans un nuage de coton en attendant de plonger dans la mer.



Note: je ne sais pas si j'ai réussi à placer les pensées d'Ambre dans ce récit.

Sachez juste qu'elle va bien.
C'est juste un matin parmi tant d'autres.

15.3.09

Wonderwall

About you now


And after all you're my wonderwall ♫


_Grandir n'est seulement qu'achever 365 jours de plus. Le 20 est même déjà là, puisque j'entre dans ma 20ème année d'émission de gaz. Je suis vieille, mais pas encore assez. Et puis vous êtes toujours mes Babies.


Elle était en face de ce garçon. Des joues à croquer, des lèvres à arracher, des cheveux à batailler. Des yeux mornes de désintéressé, il était là ce gamin. Et comme cette Ogresse avait les yeux d'une cannibale, elle ne remarquait que la bonne bouille du gosse. Le prendre dans ses griffes, elle ne voulait que le dévorer cru, le savourer minute après minute. La dégustation prendrait le temps qu'il faudra. Il fallait qu'elle fusse rassasié. Le sang coulerait. Les bouts de chairs et d'os éparpillés sur un lit de satin, rouge pour ne pas froisser le macabre. Dans une pièce sombre, seules des bougies donneraient le ton de ce menu. Un repas gouteux mêlant le salé et le sucré. Le miel de cette chair serait la fleur de sa chevelure. Jusqu'à en crever, elle le dévorera. Et dans cette chambre froide, elle se donnera une dernière fois la mort par l'empoisonnement d'une passion inavouée.




Blup

9.3.09

My way

Away somewhere here



Tiré de L'étudiant autonome - mars 2009 n°5

Horoscope
Poisson: Votre moral coule dans la mer noire, vôtre compte c'est fait place sur les berges de la mer rouge. Vos amours sont quelque part au loin dans l'océan artique ... Il serait tant pour vous de vous servir un peu de votre queue, si vous ne voulez pas rester au point mort.

Tribune - L'anti-intellectualisme, dogme d'Etat ? "Museler l'univers intellectuel"

[...] L'univers intellectuel doit être dans son ensemble refaçonné. Ce n'est pas pour rien si les efforts gouvernementaux se sont dirigés assez rapidement vers l'université avec la loi LRU et vers les activités du savoir. Il faut comprendre les réformes actuelles comme une volonté de museler et noyauter les activités de la connaissance "relativistes". En appliquant des logiques économiques au savoir en transformant l'université en entreprise, nos gouvernants infligent la pire des humiliations aux intellectuels en les assignant à des préoccupations mercantiles et politiques dont l'activité intellectuelle s'est évertuée à se soustraire pour s'ériger en tant que science, au sens noble du terme.

Cédric P.


En grève définitivement.


Il était un petit électron libre. Histoire à suivre.


Don't speak
I know just what you're thinking
I don't need your reasons
Don't tell me cause it hurts.
I know you're good,
I know you're real good.

8.3.09

Yumekui

Spring is coming



Dans ton histoire, garde en mémoire mon au revoir puisque tu pars.


_Je n'ai pas su passer de l'exil à la lumière.
_Je ne sais pas traverser la route sans regarder à droite ou à _gauche, et surtout pas sans qu'on me donne la main.
_Je n'ai jamais su pleurer en silence.
_Je ne saurai jamais fermer la porte de mon esprit.



Parce que le panneau au loin la fait toujours sursauter, de joie ou d'horreur, pour le malheur ou pour le bonheur, il restera toujours quelque chose de mystique sur ce quai. Les trains passent et transporte. On sait pertinemment où ils vont, mais on ne sait jamais comment ils s'en vont. Les hommes y rentrent et s'y abandonnent. Donner toute sa confiance dans une machine à traverser l'espace. Si seulement les wagons transportaient le Temps et l'abandonnaient près de la mer. Alors, elle ne prendrait plus pour trahison d'y laisser son cœur. Parce que chaque jour sur ce quai, elle fuit toute notion de réalité.












Fuck

26.2.09

Sexy folie

Laura smiles


Filia de son nuage là-haut ne fait pas qu'aspirer les sentiments. Elle aime surprendre les hommes et avaler leurs pensées maussades, désespérées, hallucinées. Dans sa machine qui vole, qui vole, elle leur rend la liberté. Ainsi, elles s'en vont rendre heureux les autres gens. Filia se nourrit de tout ça. Telle la Bob l'éponge de l'espace, elle nous donne la libre jouissance de fuir la réalité. Sur sa machine qui vole qui vole, par les étoiles qu'elle aime filer, par son mystère jamais révélé, un jour elle va exploser.



Now I've had the time of my life
No I never felt this way before
Yes I swear it's the truth
and I owe it all to you


22.2.09

Corde cassée

Sing ...


Il est trop tard pour regretter. Alors je ne regrette pas. Ce qui est dit a le mérite d'être dit. C'est au grand jour que tout s'évapore. Le Soleil a pris les mots. Les nuages se sont déjà formé et la pluie est déjà tombée. Le cycle de ce Temps a poursuivi son chemin et s'en va emmerder d'autres gens. L'âme tranquille et reposé, je continue de te battre. Jusqu'à ta mort, ou ta mise à mort. Agonisse, tu m'as peut-être eu une fois. Aujourd'hui, tôt ou tard, ton heure viendra.


Elle, elle ne savait plus ce qu'elle devait écrire. Alors elle continua son chemin dans la grande forêt aux coquelicots pourpres. Les hirondelles accompagnaient ses printemps. Les écureuils sautaient de branche en branche. La terre roulait sous ses pieds pour lui éviter de trop s'épuiser. Et au loin, un grand chêne blanc. Il surplombait une petite prairie d'herbe verte avec leurs pâquerettes et leur boutons d'or. Il n'attendait personne. La nature lui rendait bien. Jamais aucun inconnu n'avait osé s'aventurer sur cette terre. Seule, seulement, Elle, affrontait la lumière de l'Innocence.



We used to laugh, make lies

Enfin ou presque

Elle au moins a de quoi faire

A trop dormir, on dort trop. Rien de nouveau, rien de pertinent, juste une chose qu'elle voudrait éviter. Croire que le monde changerait après un passage du coté de chez Morphée est bien illusoire. Assez de tout ça, ces rêves perdus, ce temps caché. Elle dort trop et elle dort mal. Elle se réveille et elle voit mal. Elle pue la sueur d'un monde inventé. Puis elle crève dans un monde désenchanté.
A quoi ça sert de dormir si c'est pour se retrouver dans un état pareil ?

En plus de ça, elle est soucieuse. Elle ne voit plus son avenir aussi rayonnant qu'à ses dix ans. Normal me direz-vous. La réalité est tout autre et bien pire que ce qu'on ne le pense. Elle le sait. Elle le voit. On lui a promis de belles choses en lui montrant cette voie. Aujourd'hui elle voit une misère et un gouffre maléfique. Il n'y a rien pour la sauver, rien pour la guider, aucun équilibre et elle se plaint. Criez mégarde, elle raconte sa vie sans faire de chichi. Il y a des jours comme ça. C'est comme un livre ouvert sur l'âme parchemin d'une petite fille timide.

Envie de voir ta mer à toi ...


19.2.09

...

Je t'ai déjà dit que je t'aimais ?


" T'es dans mon cœur, accroche toi à ça pour le moment "


17.2.09

Sur le fil du rasoir

All the night ..


Divaguer à gauche, divaguer à droite. Foncer droit devant. Se retourner, puis faire trois pas chassés. Suivre l'équilibre de la barre et finir sur le fil. Tomber, tomber, se reprendre et poser un pied. Faire l'oiseau avec ses bras. Espérer voler. Un pied devant l'autre, le fil se fait plus fin. Les orteils se croisent. La douleur se répand. Le genou se fléchit. Divaguer à gauche, divaguer à droite.


Plus tard, on sera chercheuses. On écrira des bouquins et on fera des conférences. Les élèves s'arracheront nos conseils et on les fera payer. Nos fins de mois seront arrondis. La boite mail sera bien remplis d'ailleurs. Le schwa et le "enfin" n'auront plus aucun secret pour nous. On sera cité dans les bibliographies des étudiants. On tiendra des colloques avec des collègues. On boira à tout va dans les bars en déconnant autour des aphasies. Les bibliothèques se désempliront pas de nos œuvres. Les librairies seront en rupture de stock. A notre mort, on viendra déposer tellement de fleurs qu'on ne pourra même pas lire la pierre tombale en API.
Et tout ça commença avec un 20minutes ou un Direct Matin.


Lalalala lala lala la la lalala

15.2.09

For tomorrow

Non, je n'aime pas mes jambes ...


Today, I break, my promises
To stay out of the emptyness
Today let's make our promises
For tomorrow


La petite poupée ne voulait pas vivre ça. Elle aurait voulu ne jamais sortir de sa boîte de plastique. Dehors, il y avait les loups. Ils mangeaient tout crus les enfants, laissant des morceaux de chair sur le bas coté de la rouge. Ils ne prenaient que le meilleur, c'était bien connu. Elle avait pu remarqué que certains s'amusaient à prendre le fluide intérieur des enfants: le sang pourpre illuminé par les idées insouciantes. En fait, c'était ces loups gentils qui heurtaient le plus sa sensibilité. De ses petits yeux maquillés de mascara et ses lèvres cernées de rouge, elle s'amusait à tous les défier. Elle s'y perdait que trop bien. La mécanique qui l'animait s'articulait autour des rouages étoilés. C'est la panique mécanique de son cœur. Elle touche un peu trop à tout cette petite. L'amour.



Fuck les fautes, ce sont des erreurs. De toute façon, on ne vit qu'une fois.
Et tant pis si Benveniste se retourne dans sa tombe. Saussure est fier de nous.

12.2.09

Kill herself

Nice sun

Le souffle qui saccade, le cœur qui s'épouvante, les yeux qui chantent, elle a peur de ce fantôme. Il est là. Il la poursuit de son ombre distante. Elle se retourne. Il est encore là. Son regard la perce et la tue de jour en jour. Il l'a déjà tué et il recommencera jusqu'à sa mort certaine. Elle avait la forêt avec elle. Elle s'est retournée contre elle. Elle l'a rejoint lui. Il l'a contourné avec tant de souplesse ce fantôme des rêves poupées. Derrière les arbres noirs se trouve la lune rouge. Un rouge perçant les poitrines trop faibles. Elle venait juste de monter la côte. Elle y laissera rien qui puisse la trahir.
Depuis quelques temps déjà Agonisse était de retour. Rien de bien important.



Je ne suis pas une poupée. Merde. Je ne suis pas à prendre et à laisser. Putain. Rien de tout ça, rien de tout ça. Oui. J'ai beau offrir mon sourire à la Vie, à vos visages, à votre présence, à vous, à vous tous. J'ai beau rire de tout, rire de rien, m'ouvrir, faire comme ci et comme ça. J'ai beau m'impliquer, me rendre utile, être parfois un guide. Merde. Oui, je veux être cette rousse pétillante, folle à lier, folle à en crever, libre de tout, libre de rien, cette rousse que vous aimez. Mais merde quoi. Laissez moi aimer ce que mon cœur veut aimer. Et foutez moi la paix. Putain. Elle fout quoi la fée qui rend les poupées vivantes. C'est quoi la formule magique pour mériter de vivre ce pour quoi on est là. Salope. Saloperie vénusienne sirène idyllique. Je kill myself comme ça no mistake et no love for you, little jerk. La petite poupée vous emmerde avec la merde de pigeon. Ouais, c'est bon pour la santé.


Dis toi que du berceau à la tombe, c'est pareil pour tout le monde.
Oui, je me le dis.
Et mon premier du reste de ma vie, il arrivera bien un jour ... lol.

8.2.09

Des coeurs sans hommes

Quand il neige ...

Que font les cœurs des hommes quand ils s'en vont ? Ils s'épuisent, se pressent et fondent. Le sol est rouge, puis devient noir. Les mouches se posent et barbotent comme les canards. C'est la nouvelle folie des insectes. Et pendant ce temps, les hommes marchent, courent ou volent. Ils oublient tout et s'oublient eux mêmes. Les oiseaux continuent de chanter. Les notes se balancent dans l'air. L'autre crève sous le joug affamé, jouissant de sa peine.


Qui s'y frotte, s'y pique. Fred et George pour vous servir.
Elle les admirait ses deux cactus. Ils n'ont besoin d'eau que toutes les trois semaines. Ils se défendent passivement. Et par dessus tout, ils sont si facilement adoptables. De vrais petits hommes, ou des cœurs sans hommes, des hommes sans cœur. Sans façon. Ils sont beaux, ils sont jeunes, piquant et petits.
Bienvenue dans le désert amoureux.

6.2.09

Négatif

Et sous les nuages roses, elle poussa un soupir de soulagement.

J'ai tapé "Doll" sur Deviantart


31.1.09

Empty Dumby Press

Barbie s'envole, vole, folle.

Il n'y a rien à dire, puis que tout est fait. Une enfance perdu, trente six milliard de foutaises foutus en l'air. Que vient donc faire le Temps et la Vie dans un Monde de Tout et de Vide. On change les meubles de place. Tout doit disparaître. Et on les remet comme si de rien était.
Rien, comment peut-on dire rien ? Ce n'était quoi, qu'un passé ? Passé oui. Du sable qui s'écrase dans la terre pourrie par le cyanure céleste. Le ciel bleu sur nous peut s'effondrer. Je ne me fous pas du monde entier. Je me fous juste de moi-même et cette mémoire grotesque d'un temps où les Barbies régissait le monde de leurs silhouettes parfaites. Piaf faisait les oiseaux le matin. Plouf, oui la vie fait plouf.


V.G.M. 74u3
C.C.M.H. 27.7%
T.C.M.H. 20.5 pg
"Vous avez de l'anémie."
Pourquoi pas.
"Vous êtes faible. "
Déjà vu.
"On va vous soigner."
Ainsi soit-il.


A quoi bon dire non à la médecine. Ils veulent juste nous soutirer de l'argent. Elle est faible. Elle le sent. Mais les médicaments n'arrangeront rien à son état mental. Il n'est pas grave. Juste dérangé. Elle ne le montre pas. Inutile. Sourions.
Le petit oiseau va sortir.


Dit-elle son bras tombant.

28.1.09

A l'orée d'un amphi


Recyclage

Ce n'est pas parce qu'elle est ailleurs, qu'elle est partout en même temps.
Ce n'est pas parce qu'elle vit autrement, qu'elle oublie le bon vieux temps.
Ce n'est pas parce qu'elle a décrété être tuée, qu'elle n'en reste pas moins vivante.

Les fauteuils rouges dansaient dans la salle pourpre. Les jets d'encre fusaient de ça et là. On n'y voyait plus rien: la confusion des mots. Les idées claires, le monstre dort. La connaissance du savoir pouvoir faire tire son chapeau bas. On sort. Éclat de soleil abasourdi.

Sur l'asphalte noir j'ai posé mes pieds. Je ne me suis pas enfoncée. Libre comme poussière, j'ai écarté les rayons du Soleil. Je m'y suis jetée. Les brûlures rendaient ma peau noire. Je ne sentais plus rien, si ce n'est une légèreté de plomb. J'étais vivante à l'intérieur d'un tourbillon céleste. Tels Icare, Ornicar ou Nénuphar, je planais sur l'océan d'un bonheur éphémère.
Ma chute sera libre.
Le rouge sera le noir.



No no no no, You show the faith.
... I'll keep it for you.
Parce que mes vampires parfaits resteront mes japonais.

24.1.09

La clé

Merci, elle est vraiment magnifique ...


La petite fille n'est plus. Elle s'apprête à clore 18 années, 10 mois et 15 jours de sa vie. Entourée de ces murs jaunes, elle laisse aller son esprit aux douces notes de musiques. Les petits anges chantent encore derrière le papier jaune. Les petits nuages flottent encore autour d'elle. Les cris, les larmes et les rires sonnent écho autour d'elle. Tout ce sable écoulé qu'elle n'a pas vu se ressent sur chaque grain de poussière parcourant la pièce par le soleil brillant. Il a été invisible pendant tout ce temps. Et aujourd'hui, il pèse, il étouffe la petite voix qui criait sa maman, ou le soir pour être sure de pouvoir alarmer son papa. L'air qu'elle respire est emprunt de souvenirs. La vie n'y sera plus, ou du moins sous une autre forme, comme elle l'a été autrefois.
Car entre tout ces murs, des histoires se suivent. Jamais les mêmes. A chacun d'y laisser sa trace avec cet espoir d'éternité.

Avec elle, il restera des clous, des vis et de la patafix séchée. Quelle idée de planter des clous pour accrocher des tableaux ou mettre des posters.
Avec elle, il restera un trait sur le parquet. Quelle idée de tracer sa maison de poupée sur le sol se dit-elle.
Avec elle, il restera les petits anges bien caché avec le petit coeur. Quelle idée d'écrire sur les murs se dit-elle.
Avec elle, il restera des secrets à jamais révélés. Quelle idée de parler toute seule se dit-elle et se dira t-elle toujours.




"Regarder la paille de vos yeux, plutôt que la poussière du voisin"
Merci Papa

"J'aime pas les lits qui ne font pas de bruit."
dixit Xavier en parlant du lit de P. (sa copine)

"La rouge ! Oui je veux la poubelle rouge pour la cuisine ! Non ?"
Bien sûr Maman
Longue vie aux R. et leurs magnifiques paroles ... dit-elle se raclant la gorge et étouffant son rire.

23.1.09

Un bonheur pas comme les autres

Aimer la linguistique


C'était un lundi et elle s'était levée de bonne heure, et surtout, de bonne humeur. La pluie frappait son visage blanc. Le vent battait à la renverse son bonnet. Et elle souriait. Rien à y faire. Elle riait. Les gouttelettes parsemaient son visage de miroirs transparents. Elle avait les yeux rivés sur le panneau lumineux au fond. Elle riait. Elle était heureuse d'être la seule à comprendre ce qui lui arrivait. Unique au monde, individu à part, jeune fille prête à exploser en milles paillettes argentées au milieu d'un quai goudronné. Exultant sa folie, le train l'emmenait quelque part ailleurs, où le soleil prendra forme d'un smiley jaune, topogramme.

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Si tu dois avoir pour deux et moi seulement un demi, alors je préfère faire profil trois quart. Un centième de ce que je ressens ne vaut pas le millénaire binaire. J'envoie chier le Pi et tant qu'à faire, l'inconnu.

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A bord de mon vaisseau spatial, on se rappellera la terre.

17.1.09

Papier écru

Absence démesurée


Je ne souriais pas jusqu'à en être heureuse. Je n'étais même pas heureuse au point de m'arracher les babines avec un sourire.
Echec cuisant d'un suicide affectif. Sauter de l'échelle ne m'avait causé que quelques égratignures. La balle du révolver d'Agonisse a été plus fatale. Je ne savais pas cet assassinat si mortel. Je ne savais pas un autre suicide nécessaire. Et pourtant, revoir le point lumineux au loin déclenchait en moi un bouillon de malaises, de choux vert et de poussières.
Je n'arrivais pas à vomir ces substituts allergiques à la muqueuse disgracieuse de mon estomac.
A croire que Sadique ne quitterait jamais Amour.

Je souriais le gout amère du bonheur, laissant les rafales du temps bafouer mon visage d'enfant.


Parce que chaque jour est le premier du reste de ta vie

PCR: Partir et courir dans rougir.

Je n'aurais jamais du grandir ...

On m'appelait le Petit Chaperon Rouge. J'étais petite, rondelette avec un bonnet bordeaux. Surement l'archétype d'une étudiante à peine sortie de l'enfance. Il n'y avait aucun loup aux alentours, encore moins de buveurs d'amour. Mais je vivais avec une passion étrange pour les loups-garous et autres buveurs de sang. Ma vie se résumait à croire au Robin des Bois des coeurs, ou à un quelconque bûcheron assez simplet pour une fille comme moi. J'avais certes des amis, des activités et j'en étais très heureuse. A dire vrai, je ne serais sans doute pas là sans eux. Seulement, la fuite accidentelle du Prince sans nom flottait toujours au dessus de mon esprit, comme l'épée de Damoclès en quelque sorte. Un jour, il ou elle, me tomberait dessus. En fait, je la sentais de jour en jour s'enfoncer épine par épine à travers mon bonnet rouge bordeaux, duquel on ne percevait pas le sang gicler.
Quelques taches sur vos visages heureux, et mon âme s'échappe devant vos yeux.

A la recherche de sa jumelle.

11.1.09

Vous avez un nouveau message

Me, myself and I

Mais pour aimer il faut être deux et subir une décristallisation cardiaque pour enfin avoir le cœur décongelé.
Y.C

Il y sans doute des erreurs syntaxiques, de sémantique ou autre dans cette phrase, mais pourtant, elle est si compréhensible et véridique.
Je me doutais bien un jour que tu allais écrire ça cher ami. La fibre littéraire se cache toujours au fin fond de nous-même. Il t'a peut-être fallu "l'écriture automatique" pour faire sortir ces mots, mais ils sont sortis.
Si j'étais ta mère, je serais fière de mon fils. Mais je suis une amie, ce qui n'empêche pas l'appréciation de tes textes. Les mots coulent sous l'encre de la mine graphite et les miens se matérialisent sous les pixels des touches carrées. Rien à voir a priori. Et pourtant, l'espace virtuel est tellement proche de l'espace communicatif réel que le clavier devient sous les doigts humains, la parole du naufragé perdu dans ses pensées ternies par l'influence du subconscient malin marinier.



Le bonheur d'aujourd'hui n'appartient pas à celui d'hier et ne sera encore moins celui de demain. Elle le savait du haut de son mètre soixante. Cherchant un quelconque moyen de garder le sourire, elle s'enfonçait dans le gouffre de la bêtise littéraire.
Imagination sans teinte de fond, monde irréel parqué de sang, identification d'un amour niais, idiot et couillon. Elle avançait du haut de son mètre soixante. Sans but précis, apparemment soucieuse de la réalité magique, elle disait bonjour à Agonisse lui jetant un regard amusé et lui tirant la langue. Elle ne savait que trop bien qu'il ne lui ferait plus aucun mal. Alors, elle s'en alla attendre le train, DEFI, avec cet espoir soporifique de revoir des têtes croisées, des têtes brûlées, des têtes fêlées.


10.1.09

Long time ago

Bât' C ou A ? La fac quoi !


Qu'à donc un ticket de caisse à raconter sur son propriétaire, si ce n'est une vie .. simple vie.
Il faisait froid ce matin. En me sortant, parmi la horde de papiers, du sac c'était blanc. "Merde, il neige". Elle se semblait pas enchantée. Puis tout est allé plus vite. On est parti plus tôt. J'ai rejoint un collègue à Virgin dont l'article parlait de vampires et de tentation. Encore un roman qui va la dévorer jusqu'au sang pourpre, gluant et veineux.
C'est tout blanc d'après ce que je peux voir du sac. Elle a l'air de se prêter au jeu la petite. Elle fait style d'aller mieux. Même, même après les jurons que j'ai entendu ces derniers temps. Elle veut sans doute se reprendre en main. Après tout, le paysage est propice à un sourire, aux rires et aux délires. C'est marrant de la voir sur une chaise, dans la BU, s'obstinant à remplir un ticket de caisse, observant le blanc, extérieur d'un noir intérieur.

  • I.
  • 3.1.09

    Gougat joyeux d'un joyau

    J'ai craqué. C'est mignoooon


    1]_On commence par une jolie citation de F.R: "Carottes rapées, carottes couscous ... carottes partout !"
    2]_On continue avec un fou rire qui forge les abdos.
    3]_On termine sur un bon dvd de Gad Elmaleh.
    4]_On obtient finalement une soirée où les larmes deviennent rires et où la gorge se ne déploie plus pour crier la fin, mais le début d'autre chose: rien.


    Dalia avait revêtu une combinaison souple, des protèges tibias, genoux, et coudes. Elle portait aussi des gants très fin, mais bien différents de ceux de velours. Fin prête, elle appela son cher Helios. La balle fonçait droit sur elle. Elle piqua en avant. C'était la rechute.
    Chute fatale.


    Elle avait cette cicatrice sur la main depuis quelques temps déjà. Personne ne l'avait remarquée, et surtout pas lui. Le fer l'avait bel et bien brûlé dans cette danse frénétique. Elle gardait cette trace, comme indédébile d'un passé révolu évoluant dans un présent actuel. La fuite avait été possible. Les poursuites n'en étaient pas moins douloureuses. Se retournant parfois, elle s'écroulait de douleur sur le parquet de la maison brûlée. Se relever était difficile et les échecs puisants. Peu à peu, les reliques de la mine rose argentée se dispersaient. Il ne restait que des taches de sons sur un visage pourpré d'une poupée désabusée. Ou pas.




    Il est pourtant clair ... l'espoir désillusioné.

    2.1.09

    Le vacarme du diable

    Retrouver le temps des choses ..


    Il était là, sous le parapluie noir devant le bungalow. La pluie était battante, la grenouille verte l'accompagnait sur ses petites pattes accrochées à la barre de fer, mais non loin de l'égout. Les chocapics se baladaient un peu partout sur le sol mouillé. Des casques de mineurs éclairaient un trou infini. Les étoiles se voyaient à travers. On avait traversé la terre.
    Elle était tenue par les bras. Tirée vers l'arrière, elle ne pouvait se débattre. Tourbillonnant dans le vent frais du temps, elle valsait dans les airs. Son cavalier n'était autre que le fer encore chaud de l'amour. Il lui brûlait les mains, mais elle se sentait rien. Elle tournait et tournait, s'envolait, décollant du parquet de bois. Il était à perte de vue. Il se restait qu'un petit point blanc. Et dans un dernier tour, il disparut.

    Au bar, trois verres étaient servis. Trois cul sec, trois coups sur le bois. The show must go on diffusait sa musique douce dans l'ambiance chaleureuse des Hilares Amours.


    - Tu crois que tu as loupé la femme de ta vie ?
    - J'en suis certain maintenant ...
    - Alors c'était elle ...
    - Et toi, tu l'as déjà vu ?
    - Plus le temps passe, plus j'ai l'impression, mais bon ...
    - Chacun sa route maintenant !
    - Peut être n'est-il pas trop tard.
    - Je ne sais pas Laura.
    - Bah moi non plus.


    Ainsi continue le chant de la pie. Comme le vent se lève chaque fois, le tourbillon de poussière empourpre les visages. On se dégage la vue et on essaie de voir. Illusion tragique. Le ciel est gris, la neige pourri. Les anges ne sont pas descendus, ils restent sur le papier glacé. Alors on embobine le film. Et on appuie sur lecture. Histoire de faire revivre les rires enfantins, et le chant de la pie qu'on aimait tant.

    1.1.09

    In the God oh oh oh Shit !

    Ah l'amour xD


    Et puis merde, même si c'est un jour comme les autres ...



    Bonne année !


    Faut bien plaire à tout le monde parfois.

    Le premier de l'an

    Évasion de sentiments



    La voiture n'est pas passé sur la route. Et pourtant il aurait eu besoin d'une gifle. A regarder le ciel comme il le faisait, à espérer trouver des étoiles et s'étonner de s'enfoncer dans la nuit, il aurait pu trouver le rien infini, le trou noir et la vie achevée. Il a soulevé les bras et tracé de ses pas la ligne blanche. Il me semble qu'il aurait voulu cette minute là s'envoler. Se perdre dans les airs est permis quand le cœur gagne ses notes de tristesse. Il peut voler, rejoindre et tuer les avions qui passent. Il peut s'étouffer des nuages gris au gout de nougat. Il peut enfin s'évanouir dans un souffle distant de toute chose. Hilare de ses conneries, Agonisse frappait un grand coup ce soir.


    E
    lle ne sentait plus ses doigts. Libérer de toute chaleur, elle arpentait les rues. Plus un bruit, plus un murmure, juste les gazouillis des lumières électriques. La ville avait cette allure de fantôme et son âme errait pleinement, comme si elle avait sa place dans cette immobilité nocturne. Edward n'osait pas déposer les flocons qui achèveraient les articulations de son corps. Elle voulait pendre son cœur en haut du lampadaire. Le laisser prendre l'air, se congeler sous cet air de musique, se casser enfin dans un fracas unique. Parfois devenir insensible à toute chose, devenir juste quelque chose lui semblait la nature même de sa solution. Elle n'aurait alors plus à se soucier d'avancer sans se retourner, sans presser cet organe et voir couler le sang depuis trop longtemps. Les gens alentours ne peuvent pas voir les gouttes rougeâtres glisser sur les champs de betteraves. C'est au dessus d'eux, le cadet de leurs soucis. Les patates sont aux fours et c'est l'heure de manger. Une jeune fille se meurt à l'extérieur. Après tout, c'est ni plus, ni moins qu'une dépression passagère se diraient-ils. Ce qu'ils ne voient pas, du haut de leur bûche caramel nougatine, c'est la jouissance des individus perdus dans leurs histoires à multiples choix ingénus, incongrus, têtus, soutenus, foutus, cousus, papier allu. Le rat peut faire peur près de la rivière, le noir peut la prendre de court, prendre son âme, son coeur et ses yeux. La vie peut lui donner la mort du temps. Le présent lui donnera une raison de respirer toute les trois secondes s'il le faut.
    Elle faisait le tour de la ville, attendant l'heure du crime. Il allait la tuer. Elle le savait.

    [...]

    A
    gonisse tua Laura sous les yeux ébahis d'Edward avec une feuille de papier dans la rue Armand Lefebvre.



    - Des résolutions pour cette année ?
    - Pour quoi faire ?
    - Bah tenter de tenir parole ..

    - Tu sais très bien que je sais pas faire !
    - ...
    - Bah oui




    Filia ne voulait décidemment pas lacher sa proie.


    En vous souhaitant une bonne année, je m'en vais boire à votre santé !