Bric à touffe

31.1.09

Empty Dumby Press

Barbie s'envole, vole, folle.

Il n'y a rien à dire, puis que tout est fait. Une enfance perdu, trente six milliard de foutaises foutus en l'air. Que vient donc faire le Temps et la Vie dans un Monde de Tout et de Vide. On change les meubles de place. Tout doit disparaître. Et on les remet comme si de rien était.
Rien, comment peut-on dire rien ? Ce n'était quoi, qu'un passé ? Passé oui. Du sable qui s'écrase dans la terre pourrie par le cyanure céleste. Le ciel bleu sur nous peut s'effondrer. Je ne me fous pas du monde entier. Je me fous juste de moi-même et cette mémoire grotesque d'un temps où les Barbies régissait le monde de leurs silhouettes parfaites. Piaf faisait les oiseaux le matin. Plouf, oui la vie fait plouf.


V.G.M. 74u3
C.C.M.H. 27.7%
T.C.M.H. 20.5 pg
"Vous avez de l'anémie."
Pourquoi pas.
"Vous êtes faible. "
Déjà vu.
"On va vous soigner."
Ainsi soit-il.


A quoi bon dire non à la médecine. Ils veulent juste nous soutirer de l'argent. Elle est faible. Elle le sent. Mais les médicaments n'arrangeront rien à son état mental. Il n'est pas grave. Juste dérangé. Elle ne le montre pas. Inutile. Sourions.
Le petit oiseau va sortir.


Dit-elle son bras tombant.

28.1.09

A l'orée d'un amphi


Recyclage

Ce n'est pas parce qu'elle est ailleurs, qu'elle est partout en même temps.
Ce n'est pas parce qu'elle vit autrement, qu'elle oublie le bon vieux temps.
Ce n'est pas parce qu'elle a décrété être tuée, qu'elle n'en reste pas moins vivante.

Les fauteuils rouges dansaient dans la salle pourpre. Les jets d'encre fusaient de ça et là. On n'y voyait plus rien: la confusion des mots. Les idées claires, le monstre dort. La connaissance du savoir pouvoir faire tire son chapeau bas. On sort. Éclat de soleil abasourdi.

Sur l'asphalte noir j'ai posé mes pieds. Je ne me suis pas enfoncée. Libre comme poussière, j'ai écarté les rayons du Soleil. Je m'y suis jetée. Les brûlures rendaient ma peau noire. Je ne sentais plus rien, si ce n'est une légèreté de plomb. J'étais vivante à l'intérieur d'un tourbillon céleste. Tels Icare, Ornicar ou Nénuphar, je planais sur l'océan d'un bonheur éphémère.
Ma chute sera libre.
Le rouge sera le noir.



No no no no, You show the faith.
... I'll keep it for you.
Parce que mes vampires parfaits resteront mes japonais.

24.1.09

La clé

Merci, elle est vraiment magnifique ...


La petite fille n'est plus. Elle s'apprête à clore 18 années, 10 mois et 15 jours de sa vie. Entourée de ces murs jaunes, elle laisse aller son esprit aux douces notes de musiques. Les petits anges chantent encore derrière le papier jaune. Les petits nuages flottent encore autour d'elle. Les cris, les larmes et les rires sonnent écho autour d'elle. Tout ce sable écoulé qu'elle n'a pas vu se ressent sur chaque grain de poussière parcourant la pièce par le soleil brillant. Il a été invisible pendant tout ce temps. Et aujourd'hui, il pèse, il étouffe la petite voix qui criait sa maman, ou le soir pour être sure de pouvoir alarmer son papa. L'air qu'elle respire est emprunt de souvenirs. La vie n'y sera plus, ou du moins sous une autre forme, comme elle l'a été autrefois.
Car entre tout ces murs, des histoires se suivent. Jamais les mêmes. A chacun d'y laisser sa trace avec cet espoir d'éternité.

Avec elle, il restera des clous, des vis et de la patafix séchée. Quelle idée de planter des clous pour accrocher des tableaux ou mettre des posters.
Avec elle, il restera un trait sur le parquet. Quelle idée de tracer sa maison de poupée sur le sol se dit-elle.
Avec elle, il restera les petits anges bien caché avec le petit coeur. Quelle idée d'écrire sur les murs se dit-elle.
Avec elle, il restera des secrets à jamais révélés. Quelle idée de parler toute seule se dit-elle et se dira t-elle toujours.




"Regarder la paille de vos yeux, plutôt que la poussière du voisin"
Merci Papa

"J'aime pas les lits qui ne font pas de bruit."
dixit Xavier en parlant du lit de P. (sa copine)

"La rouge ! Oui je veux la poubelle rouge pour la cuisine ! Non ?"
Bien sûr Maman
Longue vie aux R. et leurs magnifiques paroles ... dit-elle se raclant la gorge et étouffant son rire.

23.1.09

Un bonheur pas comme les autres

Aimer la linguistique


C'était un lundi et elle s'était levée de bonne heure, et surtout, de bonne humeur. La pluie frappait son visage blanc. Le vent battait à la renverse son bonnet. Et elle souriait. Rien à y faire. Elle riait. Les gouttelettes parsemaient son visage de miroirs transparents. Elle avait les yeux rivés sur le panneau lumineux au fond. Elle riait. Elle était heureuse d'être la seule à comprendre ce qui lui arrivait. Unique au monde, individu à part, jeune fille prête à exploser en milles paillettes argentées au milieu d'un quai goudronné. Exultant sa folie, le train l'emmenait quelque part ailleurs, où le soleil prendra forme d'un smiley jaune, topogramme.

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Si tu dois avoir pour deux et moi seulement un demi, alors je préfère faire profil trois quart. Un centième de ce que je ressens ne vaut pas le millénaire binaire. J'envoie chier le Pi et tant qu'à faire, l'inconnu.

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A bord de mon vaisseau spatial, on se rappellera la terre.

17.1.09

Papier écru

Absence démesurée


Je ne souriais pas jusqu'à en être heureuse. Je n'étais même pas heureuse au point de m'arracher les babines avec un sourire.
Echec cuisant d'un suicide affectif. Sauter de l'échelle ne m'avait causé que quelques égratignures. La balle du révolver d'Agonisse a été plus fatale. Je ne savais pas cet assassinat si mortel. Je ne savais pas un autre suicide nécessaire. Et pourtant, revoir le point lumineux au loin déclenchait en moi un bouillon de malaises, de choux vert et de poussières.
Je n'arrivais pas à vomir ces substituts allergiques à la muqueuse disgracieuse de mon estomac.
A croire que Sadique ne quitterait jamais Amour.

Je souriais le gout amère du bonheur, laissant les rafales du temps bafouer mon visage d'enfant.


Parce que chaque jour est le premier du reste de ta vie

PCR: Partir et courir dans rougir.

Je n'aurais jamais du grandir ...

On m'appelait le Petit Chaperon Rouge. J'étais petite, rondelette avec un bonnet bordeaux. Surement l'archétype d'une étudiante à peine sortie de l'enfance. Il n'y avait aucun loup aux alentours, encore moins de buveurs d'amour. Mais je vivais avec une passion étrange pour les loups-garous et autres buveurs de sang. Ma vie se résumait à croire au Robin des Bois des coeurs, ou à un quelconque bûcheron assez simplet pour une fille comme moi. J'avais certes des amis, des activités et j'en étais très heureuse. A dire vrai, je ne serais sans doute pas là sans eux. Seulement, la fuite accidentelle du Prince sans nom flottait toujours au dessus de mon esprit, comme l'épée de Damoclès en quelque sorte. Un jour, il ou elle, me tomberait dessus. En fait, je la sentais de jour en jour s'enfoncer épine par épine à travers mon bonnet rouge bordeaux, duquel on ne percevait pas le sang gicler.
Quelques taches sur vos visages heureux, et mon âme s'échappe devant vos yeux.

A la recherche de sa jumelle.

11.1.09

Vous avez un nouveau message

Me, myself and I

Mais pour aimer il faut être deux et subir une décristallisation cardiaque pour enfin avoir le cœur décongelé.
Y.C

Il y sans doute des erreurs syntaxiques, de sémantique ou autre dans cette phrase, mais pourtant, elle est si compréhensible et véridique.
Je me doutais bien un jour que tu allais écrire ça cher ami. La fibre littéraire se cache toujours au fin fond de nous-même. Il t'a peut-être fallu "l'écriture automatique" pour faire sortir ces mots, mais ils sont sortis.
Si j'étais ta mère, je serais fière de mon fils. Mais je suis une amie, ce qui n'empêche pas l'appréciation de tes textes. Les mots coulent sous l'encre de la mine graphite et les miens se matérialisent sous les pixels des touches carrées. Rien à voir a priori. Et pourtant, l'espace virtuel est tellement proche de l'espace communicatif réel que le clavier devient sous les doigts humains, la parole du naufragé perdu dans ses pensées ternies par l'influence du subconscient malin marinier.



Le bonheur d'aujourd'hui n'appartient pas à celui d'hier et ne sera encore moins celui de demain. Elle le savait du haut de son mètre soixante. Cherchant un quelconque moyen de garder le sourire, elle s'enfonçait dans le gouffre de la bêtise littéraire.
Imagination sans teinte de fond, monde irréel parqué de sang, identification d'un amour niais, idiot et couillon. Elle avançait du haut de son mètre soixante. Sans but précis, apparemment soucieuse de la réalité magique, elle disait bonjour à Agonisse lui jetant un regard amusé et lui tirant la langue. Elle ne savait que trop bien qu'il ne lui ferait plus aucun mal. Alors, elle s'en alla attendre le train, DEFI, avec cet espoir soporifique de revoir des têtes croisées, des têtes brûlées, des têtes fêlées.


10.1.09

Long time ago

Bât' C ou A ? La fac quoi !


Qu'à donc un ticket de caisse à raconter sur son propriétaire, si ce n'est une vie .. simple vie.
Il faisait froid ce matin. En me sortant, parmi la horde de papiers, du sac c'était blanc. "Merde, il neige". Elle se semblait pas enchantée. Puis tout est allé plus vite. On est parti plus tôt. J'ai rejoint un collègue à Virgin dont l'article parlait de vampires et de tentation. Encore un roman qui va la dévorer jusqu'au sang pourpre, gluant et veineux.
C'est tout blanc d'après ce que je peux voir du sac. Elle a l'air de se prêter au jeu la petite. Elle fait style d'aller mieux. Même, même après les jurons que j'ai entendu ces derniers temps. Elle veut sans doute se reprendre en main. Après tout, le paysage est propice à un sourire, aux rires et aux délires. C'est marrant de la voir sur une chaise, dans la BU, s'obstinant à remplir un ticket de caisse, observant le blanc, extérieur d'un noir intérieur.

  • I.
  • 3.1.09

    Gougat joyeux d'un joyau

    J'ai craqué. C'est mignoooon


    1]_On commence par une jolie citation de F.R: "Carottes rapées, carottes couscous ... carottes partout !"
    2]_On continue avec un fou rire qui forge les abdos.
    3]_On termine sur un bon dvd de Gad Elmaleh.
    4]_On obtient finalement une soirée où les larmes deviennent rires et où la gorge se ne déploie plus pour crier la fin, mais le début d'autre chose: rien.


    Dalia avait revêtu une combinaison souple, des protèges tibias, genoux, et coudes. Elle portait aussi des gants très fin, mais bien différents de ceux de velours. Fin prête, elle appela son cher Helios. La balle fonçait droit sur elle. Elle piqua en avant. C'était la rechute.
    Chute fatale.


    Elle avait cette cicatrice sur la main depuis quelques temps déjà. Personne ne l'avait remarquée, et surtout pas lui. Le fer l'avait bel et bien brûlé dans cette danse frénétique. Elle gardait cette trace, comme indédébile d'un passé révolu évoluant dans un présent actuel. La fuite avait été possible. Les poursuites n'en étaient pas moins douloureuses. Se retournant parfois, elle s'écroulait de douleur sur le parquet de la maison brûlée. Se relever était difficile et les échecs puisants. Peu à peu, les reliques de la mine rose argentée se dispersaient. Il ne restait que des taches de sons sur un visage pourpré d'une poupée désabusée. Ou pas.




    Il est pourtant clair ... l'espoir désillusioné.

    2.1.09

    Le vacarme du diable

    Retrouver le temps des choses ..


    Il était là, sous le parapluie noir devant le bungalow. La pluie était battante, la grenouille verte l'accompagnait sur ses petites pattes accrochées à la barre de fer, mais non loin de l'égout. Les chocapics se baladaient un peu partout sur le sol mouillé. Des casques de mineurs éclairaient un trou infini. Les étoiles se voyaient à travers. On avait traversé la terre.
    Elle était tenue par les bras. Tirée vers l'arrière, elle ne pouvait se débattre. Tourbillonnant dans le vent frais du temps, elle valsait dans les airs. Son cavalier n'était autre que le fer encore chaud de l'amour. Il lui brûlait les mains, mais elle se sentait rien. Elle tournait et tournait, s'envolait, décollant du parquet de bois. Il était à perte de vue. Il se restait qu'un petit point blanc. Et dans un dernier tour, il disparut.

    Au bar, trois verres étaient servis. Trois cul sec, trois coups sur le bois. The show must go on diffusait sa musique douce dans l'ambiance chaleureuse des Hilares Amours.


    - Tu crois que tu as loupé la femme de ta vie ?
    - J'en suis certain maintenant ...
    - Alors c'était elle ...
    - Et toi, tu l'as déjà vu ?
    - Plus le temps passe, plus j'ai l'impression, mais bon ...
    - Chacun sa route maintenant !
    - Peut être n'est-il pas trop tard.
    - Je ne sais pas Laura.
    - Bah moi non plus.


    Ainsi continue le chant de la pie. Comme le vent se lève chaque fois, le tourbillon de poussière empourpre les visages. On se dégage la vue et on essaie de voir. Illusion tragique. Le ciel est gris, la neige pourri. Les anges ne sont pas descendus, ils restent sur le papier glacé. Alors on embobine le film. Et on appuie sur lecture. Histoire de faire revivre les rires enfantins, et le chant de la pie qu'on aimait tant.

    1.1.09

    In the God oh oh oh Shit !

    Ah l'amour xD


    Et puis merde, même si c'est un jour comme les autres ...



    Bonne année !


    Faut bien plaire à tout le monde parfois.

    Le premier de l'an

    Évasion de sentiments



    La voiture n'est pas passé sur la route. Et pourtant il aurait eu besoin d'une gifle. A regarder le ciel comme il le faisait, à espérer trouver des étoiles et s'étonner de s'enfoncer dans la nuit, il aurait pu trouver le rien infini, le trou noir et la vie achevée. Il a soulevé les bras et tracé de ses pas la ligne blanche. Il me semble qu'il aurait voulu cette minute là s'envoler. Se perdre dans les airs est permis quand le cœur gagne ses notes de tristesse. Il peut voler, rejoindre et tuer les avions qui passent. Il peut s'étouffer des nuages gris au gout de nougat. Il peut enfin s'évanouir dans un souffle distant de toute chose. Hilare de ses conneries, Agonisse frappait un grand coup ce soir.


    E
    lle ne sentait plus ses doigts. Libérer de toute chaleur, elle arpentait les rues. Plus un bruit, plus un murmure, juste les gazouillis des lumières électriques. La ville avait cette allure de fantôme et son âme errait pleinement, comme si elle avait sa place dans cette immobilité nocturne. Edward n'osait pas déposer les flocons qui achèveraient les articulations de son corps. Elle voulait pendre son cœur en haut du lampadaire. Le laisser prendre l'air, se congeler sous cet air de musique, se casser enfin dans un fracas unique. Parfois devenir insensible à toute chose, devenir juste quelque chose lui semblait la nature même de sa solution. Elle n'aurait alors plus à se soucier d'avancer sans se retourner, sans presser cet organe et voir couler le sang depuis trop longtemps. Les gens alentours ne peuvent pas voir les gouttes rougeâtres glisser sur les champs de betteraves. C'est au dessus d'eux, le cadet de leurs soucis. Les patates sont aux fours et c'est l'heure de manger. Une jeune fille se meurt à l'extérieur. Après tout, c'est ni plus, ni moins qu'une dépression passagère se diraient-ils. Ce qu'ils ne voient pas, du haut de leur bûche caramel nougatine, c'est la jouissance des individus perdus dans leurs histoires à multiples choix ingénus, incongrus, têtus, soutenus, foutus, cousus, papier allu. Le rat peut faire peur près de la rivière, le noir peut la prendre de court, prendre son âme, son coeur et ses yeux. La vie peut lui donner la mort du temps. Le présent lui donnera une raison de respirer toute les trois secondes s'il le faut.
    Elle faisait le tour de la ville, attendant l'heure du crime. Il allait la tuer. Elle le savait.

    [...]

    A
    gonisse tua Laura sous les yeux ébahis d'Edward avec une feuille de papier dans la rue Armand Lefebvre.



    - Des résolutions pour cette année ?
    - Pour quoi faire ?
    - Bah tenter de tenir parole ..

    - Tu sais très bien que je sais pas faire !
    - ...
    - Bah oui




    Filia ne voulait décidemment pas lacher sa proie.


    En vous souhaitant une bonne année, je m'en vais boire à votre santé !