Dalia avait oublié que dans sa contrée se trouvaient des vaches. Ses habitants éprouvaient le besoin d'élever de telles bêtes afin de nourrir les ventres affamés de leurs garnements.
L'économie allait bien mal. Elle avait bien fait de laisser sa ville au petit Nacim. Dans son bureau de ville, elle se souciait seulement de son bien être. Le reste n'avait qu'à se débrouiller sans elle. Les vaches, elles, broutent et ne demandent rien à personne.
Et pourtant Dalia s'émut.
Se perdre en chemin pour retrouver un peu de terre.
Bouffer de la terre et se rouler dans l'herbe.
Arracher l'herbe et s'envoyer en l'air.
Être toujours là-bas pour respirer un peu.
Jeanne-Françoise se perdait en Laura.
Laura pourrissait la vie de Jeanne-Françoise.
Filia se foutait bien de la gueule de celle-ci.
Les chaussettes finissaient leur voyage dans la benne.
La benne se déversait sur la route de Dalia.
Dalia gueulait bien, mais Charmant la prit sur son cheval blanc.
Marie-Elizabeth le nota dans son bloc-note Richelieu.
Laura voulait un câlin.
Jeanne-Françoise s'attachait un peu.
Dan et Sue s'étaient retrouvé le temps d'une nuit.
Et pendant ce temps là, la petite poupée continuait sa promenade sur les épaules de la fillette blonde vénitienne.



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