Bric à touffe

30.11.08

Hey ! Mais ! Chut !

Self control xD


L
a neige n'était plus sur le bas de sa porte ce matin. La nuit dernière, la petite fille, encore en pyjama, avait enfilé les chaussures à talons de sa mère. Elle voulait jouer à la grande fille. Mais ce n'était qu'une enfant encore. De son mètre vingt, elle se couvrit du long manteau de son père, prit l'écharpe fourrée de sa grande sœur, et elle sortit. Ses petits yeux pétillant s'émerveillèrent devant la tombée de millier de particules blanches. Les étoiles donnaient leur plus belle représentation: une chute horizontale, froide et structuré, parfois balayée par le vent glacé. Elles se déposaient aux pieds des petits enfants qui étaient de sortie cette nuit là. Des petites natures curieuses de vivre une nuit comme leurs grands frères ou grandes sœurs, dehors, sous la Lune désargentée. La fillette monta les marches la menant à la petite cours intérieur de son habitat. Tout était blanc. Tout était givré. Ses minuscules doigts caressèrent la poudre blanche. Un petit bonhomme prit forme. Il était de blanc vêtu et avait congelé les mains de la petite fille. Il n'avait que deux grands bras, des bras assez grand pour accueillir tout les malheurs du monde. C'était un bonhomme généreux. On l'appela Henri. Sous la neige, ce soir là, la petite fille confectionna ce petit être cher à l'image du bonheur enfantin. Puis elle rentra dans son appartement se réchauffer les membres dans les bras du petit garçon, qui l'attendait, regardant de plus haut ces étoiles parsemées.

~


Parfois, je me demande si la vie ne devrait pas se poser de question. Hier soir je disais "La réflexion n'est Mère de Rien, mais Mort de Tout". Allez savoir pourquoi j'ai sorti ça soudainement, je n'en sais trop rien non plus. Il me semble juste que dès lors où l'on met des noms aux choses, des signifiants, sur des signifiés pour avoir un signe, on tue la chose, on tue le signifiant. Tant que rien n'est dit, tant que rien n'est réfléchi, on peut vivre, simplement vivre. Pourquoi être amené à réflechir sur de l'abstraction alors que la réalité se vit tellement bien sans cette réflexion ? Pourquoi devrais-je me demander la raison de ce qui m'arrive ? Pourquoi mettre un nom, une officialisation, alors que l'on vit si bien officieusement ? Réfléchir n'amène rien de bon, elle tue le temps qui passe et ce qu'on pourrait en faire.
Et pourtant, parfois on aimerait mettre des mots sur les choses. On aimerait les crier au monde entier. Libérer ce goujat qui sommeille en nos cœurs, si quelque goujat il reste.

Voir les choses telles qu'elles sont et déclencher le processus de destruction. Non merci.



Jeux, thèmes, quels sont ces mots pour qualifier cette vie.
La vie est un jeu, certes, mais pourquoi un thème ?

28.11.08

Cinq taxis, queue de merde.

So long, "infini" ?


J
e dis: "Il est midi. Épistémologie de merde. Bâtiment de merde. Je n'ai pas pu voir le ciel. Mais. J'ai levé les yeux. Pourquoi midi. On était deux, trois tout au plus. Je ne sais pas. Unis quoique nous fassions. Les fils ont tissé nos cœurs. Il est midi. Il s'est envolé."

Miss R. t'emmerde Miss C. Rien à foutre de ce que tu racontes.
En MTU, Miss R. bouillonne. Une variation formelle des universaux.
Les tympans battent la chamade. Encore un coup. Pan.

Point barre. Point final.
Un point c'est tout.



What's the F******* problem whit you ?



~


Le retour de la plume ___.

Glissement liquide glacé sur feuilles givrées, elle se libère du joug de la mine. Sous l'œil avisé de l'auteure, la calligraphie cogite sur les mots. Rayures, bavures, souillure, magie écrite.
Tu fais tâche et ça fâche.

26.11.08

Le ciel est bleu, ou autre

I miss You, NY.


Alors regarde là-haut. La nuit ou le jour comme il te plaira. Sache que ce que tu vois, nous le voyons nous aussi. Où que nous soyons, nous restons ces quelques couillons regardant ainsi les oisillons. Jamais tu ne détruis la vie de la où tu es. A contrario, tout beau, tout chaud, là-haut, ou plutôt en bas, tu envoies du bout de tes doigts un fil, tout fin, tout fin. Puisque tu ne le vois pas, tu ne peux pas savoir. Il est tout ce fil tout fin, tout fin. Puis à la fin, tu ne peux y mettre fin: nuit comme jour, il brille. Alors regarde là-haut et promets moi, promets nous, de ne jamais regarder en bas.

~

Elle fait des bulles de savons. Volez, volez petites sphères trois cent soixante degrés. Leurs trajectoires sont divergentes. Certaines poussées par le vent prennent leur clic et leur claques, d'autres se laissent tomber, toutes finissent par éclater. Elle aime regarder les bulles de savons se poser sur son bain de mousse.
L'Amour ne sait pas s'exprimer ailleurs que dans les chansons. Il a le cœur léger à se déposer sur les mots et les notes, mais pas sur les âmes humaines sortant de peine. Il n'est pas de ceux faisant seulement le bonheur. Il mousse. ça mousse. Ou il éclate. Plop.

~

Dalia s'était emparée du corps de Hestia, Larousse, Laura. Il lui fallut trente minutes pour dégager le plan de sa ville. Choisir le nom des quartiers ou arrondissements n'était pas chose facile. Laura tentait de l'aider avec un ouvrage de vocabulaire anglais. Hestia rassemblait ses connaissances sur l'art des mots. Larousse aidait sur les origines magiques. De leur personne, chacune d'entre elles ancrait leurs histoires dans la puce organique de Mademoiselle R. Ne pouvant rien y faire, celle-ci les laissait se balader. Et Dalia racontait son histoire.

Tickets de métro

Rien à voir, parce que c'est beau.


23/11/2008 - Rendez-vous avec Ernest - Seule

Vent glacial - Larmes glacées - Pluit battante
Femme à abattre

24/11/2008 - Nanterre Université - avec les copines

On recommence - On verra - On souffle
Motivation remontée à bloc - To work, worked, worked

25/11/2008 - Saint Paul/Le Marais - avec petit grand frère

Il fait froid dans ce monde Parisien. Damned, de quoi suis-je entourée ? Ah Il arrive. Parler pour rattraper le temps révolu. Soulagée. Rien n'est perdu. Je retrouve tout, comme toujours. Chef d'œuvre, maison vendue, Mc Do léger, étoiles enneigées. Serait-ce le bout du tunnel ?
Attendons demain.

21.11.08

Haine à l'amour

Injouable ces temps-ci ..


N
iaiseries incalculables trouvées ici et là. Tant de rouge, tant de sang, tant d'arrondis, tant de sens. Yeux pétillants, cœur battant, ils s'envolent si haut, si loin, oubliant qu'ici bas, gisent des cœurs brisés, des yeux mornes.

Niaiseries en gaillardies. Une feuille sur les rails. Le train braille dans mes oreilles. Orgueil.

~
Italique
I will runaway. Get off my mind little Girl ! Come, come with me little Prince. Show me what is happiness.
" Enjoy your trip, little Princess !"
" I am glad so."
And she becomes ... a sweet candy.

~

Et marcher dans les feuilles un jour d'automne.
Grands enfants que nous sommes,
Jamais n'avions nous pensé,
A cueillir chaque couleur parsemée ?

Et regarder le jour s'endormir.
Grands rêveurs à venir,
Avons-nous une fois, une seule fois,
Ensevelis nos coeurs d'une seule joie ?

Sans règle, ni foi, ni loi.
Il m'a fallu écrire bien droit
Ce que la pensait prenait de moi.
Petite fée de mon enfance, tu y crois toi ?

Wednesday des Dalles

A l'intention de N.: Rien en fait.


Qui sont ses salaces qui sapent mes salades ..


Sans ressource et remord, cherchez donc un peu de réconfort. Il suffit parfois de grimper et monter les marches d'un palais. Elles vous mèneront à la mort, ou alors au paradis irradié. Nullement fait pour vous, le paradis se referme sous vos pieds. Franchissons la porte de secours. Montmartre s'offre à vous.

***

J'ai voulu courir rappeler Dalia, mais je n'ai vu qu'une Duchesse au destin plus malheureux. Comme sortie d'un rêve, elle s'en est allé. Chocolat, chocolat thé, éclair, éclair âge. Age de liberté, rage de liberté, j'ai couru. Métro boulot dodo. Métro marche ressource. Il me fallait revenir là où tout prenait naissance. Là où l'amour règne. Là où la beauté apaise. Elles m'avaient manqué ses marches. Elle m'avait manqué cette vue. Et toi, Monument blanc sur la butte endormie, ne t'approchant que de loin, ta patience au temps me manquait. Tout ces moments de bonheur passés ici ont perdu leur charme, mais restent des souvenirs happés. Assise sur un banc avec toi, j'aurais voulu pleurer dans tes bras. Tu sais, ici, là, notre première photo à deux où le sourire n'était pas forcé. Tu sais, ici, là où j'étais bien. Tu sais, ici, là ...

***
Et j'ai vu le temps filer et je veux encore le voir filer. Tout ses fils se perdent, se croisent, se nouent autour de son jardin. Les histoires sont ici. Et nul historien ne pourra en découdre.

Qui sont ses salaces qui salopent mes sarcasmes ...

18.11.08

Bench

Such a beautiful day



A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
Et regarder les gens tant qu'y en a
Te parler du bon temps qu'est mort ou qui r'viendra
En serrant dans ma main tes p'tits doigts
Pis donner à bouffer à des pigeons idiots
Leur filer des coups d' pieds pour de faux
Et entendre ton rire qui lézarde les murs
Qui sait surtout guérir mes blessures
Te raconter un peu comment j'étais, mino
Les bombecs fabuleux
Qu'on piquait chez l'marchand
car-en-sac et Mintho
caramels à un franc

Les mistrals gagnants

A marcher sous la pluie cinq minutes avec toi
Et regarder la vie tant qu'y en a
Te raconter la Terre en te bouffant des yeux
Et parler de ta mère un p'tit peu
Et sauter dans les flaques pour la faire râler
Bousiller nos godasses et s' marrer
Et entendre ton rire comme on entend la mer
S'arrêter, repartir en arrière
Te raconter surtout les carambars d'antan
et les coco-boërs
Et les vrais roudoudous qui nous coupaient les lèvres
Et nous niquaient les dents

Les mistrals gagnants

A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
Et regarder l' soleil qui s'en va
Te parler du bon temps qu'est mort et je m'en fou
Te dire que les méchants c'est pas nous
Que si moi je suis barge, ce n'est que de tes yeux
Car ils ont l'avantage d'être deux
Et entendre ton rire s'envoler aussi haut
Que s'envolent les cris des oiseaux
Te raconter enfin qu'il faut aimer la vie
Et l'aimer même si
Le temps est assassin et emporte avec lui
les rires des enfants

Et les Mistral gagnants
Et les Mistral gagnants


Renaud, Mistral gagnant


Pourquoi est-ce que quand tu me chantes cette chanson, j'en ai les larmes aux yeux ?
Pourquoi est-ce que dans cette chanson je nous vois Nous ?

D
epuis tout ce temps qu'on se connait, tu as toujours été là. Même si la vie nous a séparé un petit moment, tu as toujours été là. Aujourd'hui encore on est là. Mais que va t-on faire de nous ! Mais que va faire la vie de nous ! Survivant parmi les survivants, on reste ce duo inséparable. Et oui, combien de fois on m'a dit de me détacher de tout ça, de toi, de ces histoires. Qu'est ce qu'on peut bien faire contre ce lien ? Depuis le premier jour, cette première longue conversation il est là ce lien, ce fil, cet invisible. Il a disparu un jour, mais un peu de sang l'a trahis. Il est toujours là.

A l'abandon de ces histoires, il n'est pas abandon de ce nous.
A tout jamais, oui c'est idiot comme formule, mais à tout jamais, et le temps le prouve, il y aura Robert et Roberta, la famille des "xD", les "mais merde", les karaokés à la cam ou par enregistrements vocaux.
A tout jamais, et on y arrive, il y aura cet espoir d'un jour on sera tout les deux assis sur un banc à shouter les pigeons parisiens.



Parce voilà quoi, ptit gas, je te lâcherai pô.

17.11.08

Time to grow

See what I see ..


Défectivité
: On dit qu'il y a défectivité quand un membre d'une classe A (racine verbale, par exemple) ne pouvant, en règle générale, figurer dans un énoncé sans qu'un membre de la classe B (désinences verbales, par exemple) ne soit immédiatement coocurrent, cette coocurrence ne peut se faire pour certains membres de la classe A (verbes défectifs, par exemple)
Dubois, Dictionnaire de linguistique, Larousse 2002



~



Filia était dans son vaisseau spacial. La tête dans les étoiles, jamais elle ne voudrait être terre à terre. Voler à travers ses astres était bien plus beau que de marcher sur le bitume naturel ou les bois humanisés. Les yeux violets, les cheveux rouges, des longs cheveux tressés, elle ne respirait pas. Seul le souffle des coeurs perdus la ranimait. Elle les sentait venir d'en bas. Ils étaient nombreux. De sa petite tour d'observation elle les observait monter. Certains fillaient à vitesse éclaire, d'autres prenaient leur temps. Parfois elles tombaient à nouveau, d'un coup sans prévenir. On ne pouvait pas voir les fils liant les coeurs. Ils étaient coupés, inexistant. Infimes lueurs bleutées, ils paraissaient des aurores aux yeux des humains. Quand elles se transformaient la nuit, c'est parce que Filia respirait. Les rejets de ces coeurs s'assemblaient en nuage de poussière. Jaune, bleu, vert. Les humains en voyaient de toutes les couleurs. Ils ne savaient vraiment pas que c'était leurs coeurs perdus, leurs coeurs envolés, leurs coeurs volés. Alors idiots soient-ils, ils passent leur temps à regarder le ciel en espérant croiser une étoile poursuivi de ces poussières. Et Filia les observaient de ces yeux violet, respirant à peine leurs odes à la peine.



~


Je serai cette fille heureuse, peu importe ce que cela me coûte.
Des murs ? Des claques ? Des peines ?

Rien à faire. Un jour je serai heureuse.




Prends moi dans tes bras,
Ne me laisse pas ...
Can I have this chance,

To be one day yours ?

16.11.08

File fils fils

ça c'est un peu plus loin de chez moi ... en gros.


S'enfuir de l'autre coté sans regarder l'autre coté, n'est-ce pas merveilleux ?
Fuir la vie oppressante, les gens douteux, les voix brouillées n'est t-Il pas heureux ?

~

Le cheminement de la parole de A à B passe par des procédés psychiques et physiques. Le message, soit l'ensemble des signes n'est qu'une combinaison de signifiants et signifiés. Je dit à Tu un Il implicite. Je donne à Tu un Il d'espoir, un Il d'amour, un Il insignifiant de signes, signifiants et signifiés. Le Il n'est pas physique et Tu le perçoit psychologiquement par le psychique de Je.

A pense à B qui pense à A.
A <-> B
Télépathie.


~

Les jours sombres accablent l'existence humaine. Assise devant sa fenêtre, elle regarde le paysage morne et morose de la campagne de son enfance. Les trois arbres se battent en duel pour savoir à qui profitera la vue. Du jaune, du vert, du marron, les couleurs de l'automne colorent le ciel déjà gris. De sa fenêtre, elle contemple le temps qui passe, le vent qui tourne, les feuilles qui volent. Avant il y avait les panthères. Avant il y avait les canards. Avant il y avait la balade du dimanche après-midi. Maintenant il y a le vide. Dans quelques heures, elle regagnera sa ville profonde, laissant encore sa campagne moderne. La tête dans les nuages, elle se brule les yeux à la lueur du soleil. Un avion passe. Bon voyage.

15.11.08

1. Désaprouvée

Chapitre 1
-
Désapprouvée


Une photo de mariage trônait au dessus de la cheminée. Des visages souriant, des clins d'œil, une longue robe blanche flottant dans les airs, des pétales de roses volaient de toute part. C'était le mariage de l'année. Et pourtant. Mariage attendu par tous: le dur, les Pursegrey, les Gorsemoor, tous, exceptée la future duchesse. Pour cause, elle avait tant attendu. Elle avait passé toute son enfance à rêver, comme toute petite fille, de son Prince Charmant. Il était venu une fois, était resté une année, puis était parti vers d'autres horizons. Le coeur brisé par cette séparation, elle avait pourtant attendu dans la tour aux étoiles qui était la sienne. Amoureuse éperdue, fillette candide, elle s'envolait dans les étoiles à la recherche de réconfort. Quand une nuit, un jeune homme vint dans cette tour. C'était lui. C'était le duc. D'un regard, ma future duchesse sut qu'il n'était plus le garçon qu'elle avait aimé. Transformé en tout et pour tout, le duc était méconnaissable. Seul le regard amoureux ne changeait pas.

- Je suis venu vous chercher. Le compte a approuvé notre union belle demoiselle.
- Oh comme ...
- Vous m'avez manqué aussi. Je suis de retour aujourd'hui et je ne vous quitterai plus jamais.
- Si telle est la volonté de mon père ... et la votre.
- Elle l'est. Acceptez cette rose en signe de mon engagement.

Elle avait pris cette rose de ces petites mains blanche. Refuser aurait été un déshonneur pour elle et pour sa famille. Elle le savait. Et ce duc frappait toujours de ce regard amoureux.

- J'accepte. Je ne dirai pas "je le veux" comme toute réponse devrait se faire. Votre sincérité me touche. Votre regard me comble ...
- Ne dites pas si fort ce qui se cache au fond de vous. Il serait malheureux de laisser éclore vos sentiments avant cette union ...
- Désapprouvée.
- Plait-il ?
- Rien mon cher duc, une simple pensée.

Oui elle avait trop attendu. Il était désormais trop tard pour faire marche arrière. La cérémonie allait se dérouler comme la tradition le demandait.
Comtesse de Pursegrey et Duc de Gorsemoor s'était unis. La photo était belle au dessus de la cheminée.

13.11.08

It's rain .. bow

Walking, just walking ...



La Lune était envieuse de la beauté de Juliette.
Amour mythique de tout les temps.
Y-a-t-il quelque chose à envier à "two piteous stars" ?
Temps de plaisir et décadent.
La Lune, ce soir là, éclairait .. des loques humaines.


***


Sur les feuilles de papier de riz, elle dessinait. Les traits se mélangeait, mais elle les effaçait. Jusqu'alors ces gribouillis enfantins se libéraient sous la mine graphite. Aujourd'hui, elle avait pris l'encre. Tout prenait forme d'une calligraphie enchantée.


L'encre marque.
L'encre tache.


On pouvait lire:l] - [ɛn].


"Les outils changent toute la structure des mots. Qu'ils soient grammaticaux ou au sens propre, ils forment les énoncés ou les lettres. Il en découle alors les fonctions du langage: poétique, émotive, phatique et tant d'autres. C'est au récepteur de savoir comment décrypter le message."

Elle ne vous apprend rien, et pourtant le langage a un tel pouvoir
.



***



"In one of the stars I shall be living. In one of them I shall be laughing. And so it will be as if all the stars were laughing, when you look at the sky at night... You — only you — will have stars that can laugh!"

And he laughed again.

"And when your sorrow is comforted (time soothes all sorrows) you will be content that you have known me. You will always be my friend. You will want to laugh with me. And you will sometimes open your window, so, for that pleasure... And your friends will be properly astonished to see you laughing as you look up at the sky! Then you will say to them, 'Yes, the stars always make me laugh!' And they will think you are crazy. It will be a very shabby trick that I shall have played on you..."

11.11.08

Sommeil profond

J'étais bourrée, et alors ? xD




Juste un besoin de sommeil, mais aucune envie de dormir.
Juste un besoin d'être avec vous autour d'un verre ou d'un café.
Juste le besoin de vous savoir près de moi n'importe où
et n'importe quand.
Juste le sentiment de vous aimer de toute mon âme et que tous, autant que vous êtes, et que tous, autant que nous sommes, on est bien une bande d'accro au pc.



Need your arms, your hug, need you.
Why did you really leave ?
What are you looking for ?









Besoin de Robert et Roberta, Phillipe ou René.

10.11.08

Prologue




A la votre

par Laura


-

Prologue

Dans la forêt de Gorsemoor, perchée en haut d'un arbre se trouvait une cabane en bois. Elle avait joué ici la petite. S'imaginant tour à tour: laitière, danseuse étoile, dresseuse de dauphins, maîtresse et princesse.
Un teint pâle, des cheveux blond vénitien légèrement bouclés, les yeux pétillant, le sourire ensorceleur, elle avait grandi dans cet univers magique. Ses parents prospéraient dans tout le pays. Fortune faite par le commerce de crèmes médicinales, elle avait hérité du titre de comtesse de Pursegrey. Un mariage avec le Duc Thomas de Gorsemoor la fit Duchesse de Gorsemoor. De cette union elle se mit à régner sur la ville du même nom, son mari étant souffrant. Future contrée de déchéance et de fête, elle allait à sa perte, ou prospérassions.

9.11.08

Notes

Mon Yoyo, on était bourré tout les deux, on était bien, tu me manques ..


La Défense - 9/11/2008 - Quai n°3

Dalia sur un banc attendant
le train direction La Verrière
de 13h30


Dalia, une liste et un crayon en main: Duchesse de Gorsemoor. Ok. Muffin au chocolat. Ok. Frites en digestion. Ok. Deux inaccessibles en tête. Ok. De Palmas en écoute "Et si un ange passe part avec lui". Ok. Pigeon couché, perdu au milieu du quai. Ok.


Le téléphone sonne: Bip bip - Vous êtes en réseau avec une étudiante skyzophrène, complètement jetée, balançant entre pleinitude et vide - Plop plop


Pensées: Quelques mots bleu turquoise sur un agenda, il en faut peu pour laisser libre notre pensée. Coeur au bout du Reynolds, écrire la fonction phatique des choses. Etablissons donc un contact entre vous et moi.
Voyez vous, il y a un temps pour ne rien dire, ne rien faire, ne rien penser, en somme un temps pour rien. Philosophons autour du temps comme elle aime tant à le faire. Il file, tel un éclair. Eclair foudroyant la vie de son trop plein d'énergie. Fatigue, angoisse, confusion, peur, il entraine avec lui notre esprit. Pourrait-il alors faire le rapprochement avec l'esprit frappeur qu'est Peeves ? Certainnement pas. Rien non rien ne nous frappe aussi soudainement que Peeves apparaissant dans un couloir. Ou du moins, les conséquences ne sont pas immédiates. Seule la mort a pour effet de frapper vraiment. Mais alors nous n'avons pas conscience du mauvais tour joué;
Certes. Ainsi soit-il. L'appel du néant est bien présent. Plait-il ? Avançons à petits pas, petit feu en main, petit feu au coeur et en bouche. Après tout, elle ne se le dira jamais assez: "la fin est proche poulette, toujours poulette, si proche que tu ne la vois pas."

13h30: départ du train

8.11.08

Gogo plouf

You can't hurt me anymore ..

Etat phatique des choses. Un seul mot: aïe.


H
ier soir, les étoiles étaient belles. Elles déposaient leur éclat sur la capitale. La tête penchée tout la haut, voulant boire, toucher ces petites perles, elle voulait se percher sur la Lune et ne plus y bouger. La voie lactée enlaçant son cou, sa personne était guidé par le mouvement cyclique des astres. Un geste brusque, elle deviendrait l'une d'entre elle.


T
ant de choses à dire, à faire ou prévoir. Le temps nous échappe ou nous transporte. A quoi bon attendre demain si aujourd'hui n'est pas là ?
Time, time, time, die.


And it's time to say goodbye ..

7.11.08

Pleinitude

Life is beautiful, great and wonderful since you are here ..


Est-ce le destin ou la coïncidence ? Notre vie est-elle prédestinée ou alors est-ce nous qui la faisons avancer ? Bon sang de non di diou ! Sacrée soirée vous est présentée par J-P ! Non sans déc' ! Phatique ou émotive ? Cognitive ? I don't know. Suite de mot incompréhensible qui ne semble vouloir dire pas grand chose. Et alors ? So what ?


A l'orée d'une sortie de métro, tu es apparu. Dans un souffle de joie, de bonheur et d'amour, tu es apparu. Ah force des choses ! Ah s'il n'y avait pas eu ce film, cette sortie, ce phare, ce café, ces futurs souvenirs ... Les illuminations des lampadaires, le ciel rougeâtre ou verdâtre, le phare bleu dans la nuit, une soirée à déconer, une soirée à se ressourcer.



Bonheur es-tu là ? Vas-tu me quitter ? Comment ? Je ne t'entends pas ?
Ah bon, tu ne sais pas ..
.



Si ce sentiment de pleinitude ressenti ce matin ne la quittait pas, alors le sourire sur son visage ne s'effacerait pas. Rien ne peut être plus horrible qu'un coeur sans cesse saignant. Alors, alors, que fait-elle à se percer tant de fois et aussi souvent. Si, si le baume était là pour toujours, pourrait-elle se ressourcer d'amour.



Alors, et pourtant, si ..

4.11.08

Fricative

Horreur


Fricative palatale sourde, elle passe entre les mots, entre les lettres et entre les sons. A peine distinguée des autres consonnes, elle se fond dans les masses soniques. Elle s'allonge, s'allonge et se perd. Elle est douce, et pourtant. Chat, chien, chinois, champagne, chercher, chuter, c'est chouette.


~

A l'orée d'un bois, un chemin différent parsemé de poussière d'étoile s'ouvrait. Des années lumières plus loin, un croisement parsemé de ronce attendait. Vouée à avancer malgré tout, les ronces étaient inévitable. On pique, on fait mal. On sombre, on se fait mal. Rien n'était plus beau que le soleil réchauffant les corps blessés. Les coeurs mutilés s'en vont en joie. Les pas se bousculent. La boue fait surface. La poussière d'étoile disparait dans une lumière noire. La chute ne dura qu'une soirée, le temps de s'ouvrir pour de bon, de faire couler le sang sur le parquet, le temps de se laisser aller une soirée, le temps de se dire que tout est fini. La douleur est piquante ... so sharp.

~

Si je vous aime autant, aussi différent que vous êtes, c'est que mon coeur a été pris en otage.
Otage de monstres aimants, il vit aidé de vos pulsions.
Pulsions meurtrières.
Meurtrie mais vivante.

Je t'aime.